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Du lundi 28 au mercredi 30 Mai : trois jours dans le Haut-Hérault pour les marcheurs

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Une visite au pic de Madamette - par Semeac Evasion

 

 

                               UNE VISITE AU PIC DE MADAMETE

 

          Connaissez-vous ce plaisir divin qui consiste à boire un petit Ricard et à manger un sandwich  à 2657 m d’altitude, en bras de chemise, sous un merveilleux soleil, pendant que nos amis de la plaine grelottent sous un ciel gris et bas ? C’était hier, un jeudi 20 octobre, un jour où des montagnols ont bravé une météo déplorable pour aller taquiner le pic de Madamète.

           7 h, nous nous réunissons sur le parking de Séméac. Nous sommes 13 montagnards installés dans le doute qui décidons, malgré un temps déplorable, de filer vers la lointaine vallée de Cap De Long. Sur le plateau de Lannemezan, commence la valse chaloupée des essuie-glaces, pour effacer d’abord le brouillard, puis la bruine, enfin la pluie. Bien triste progression. Il en faut davantage pour nous arrêter. A Sarrancolin, la route s’assèche et à Saint Lary, un  jour laiteux se lève sous un ciel plus clément. Un cri de joie nous échappe à Aragnouet lorsque des lambeaux de ciel bleu apparaissent, bien modestes mais bien réels. Progression autrement plus intéressante. Que dire alors lorsque le sommet du Néouvielle émerge, merveilleuse image, du lit de brume de la vallée, dès notre arrivée au parking des lacs d’Aubert et d’Aumar. Le moral revient vite devant la promesse d’une belle journée ensoleillée. C’est parti ! L’herbe gelée craque sous nos chaussures, on dirait qu’elles mangent des biscottes. Car si le soleil devient généreux, le froid reste vif et la terre gelée. Plus nous prenons de l’altitude, plus la température s’élève et plus notre champ de vision embrasse des images  à imprimer sur des cartes postales. Que dire de ces sommets légèrement poudrés de neige fraîche, de ces lacs d’un bleu intense, à peine frémissant sous un souffle de vent tout juste perceptible et de ce ciel d’une clarté à vous arracher les yeux..

           Une allure très lente, mais pourquoi se presser, nous amène d’abord au gourguet de Madamète, petite mare solitaire, puis au col du même nom, nous laissant découvrir l’immense vallon d’Aygues Cluses et ses lacs innombrables. Malgré la raideur de la pente rocailleuse à souhait et une légère couche de neige gelée, c’est un jeu d’enfant pour nous tous de grimper jusqu’au sommet débonnaire du pic de Madamète.

          Le papier peint de la salle à manger est fantastique lance une voie émerveillée devant le panorama qui s’offre à nous. Nous y prenons notre banal repas, sûrement pas à la hauteur de ladite salle à manger. C’est ensuite la traditionnelle séance qui consiste à donner un nom à tous les sommets qui nous entourent. C’est le Vignemale, oui, non, qu’importe, ils sont toujours là, majestueux et éternels, nous attendant pour de prochaines sorties.

          Un peu tristounet le retour,  après tant de si belles choses. Un dernier regard   sur le terrain de nos exploits, et nos véhicules s’enfoncent lentement dans la fraîcheur et la  grisaille de la plaine. Nous étions 13 montagnols à profiter de cette magnifique journée.

Merci aux Martine (2 fois), Michelle, Nadine, Jacqueline, Thérèse, Béatrice, Irène, Michel, Jean Pierre, Christian, Roger et Gérard d’avoir participer à cette journée.

 Non, la section Montagne n’est pas morte, il y aura d’autres journées aussi belles, nous vous le promettons.

                                                                                                  G H

Publié le 21/10/2016 @ 17:44  Prévisualiser  Imprimer l'article

VTT Evasion dimanche 16 octobre - par Evasion VTT

Dimanche 16 octobre

 

Ça pique,

Sur les six présents au départ ce matin, trois se remettaient à peine d'une rude sortie de la veille. De plus il fallait aujourd'hui trouver un itinéraire évitant les palombières et les chasseurs de gros gibier. En partant pour le lac de l'Arret Darre, ce que l'on ne pouvait pas éviter ce sont les côtes... La première, au sortie du bois de Labarthe, sans échauffement nous coupe le souffle, il faut insister jusqu'aux antennes. Après Piétat un moment de répit nous est accordé mais très vite à Angos deux bosses courtes mais exigeantes sont à franchir, ça pique au niveau des cuisses que la descente jusqu’au vieux moulin sur l'Arret nous permettra de retonifier. Nous voici près du lac en grande partie asséché mais qui garde malgré tout cette beauté sauvage que nous recherchons à chacune de nos sorties dominicales. Nous remontons jusqu'à Laslades et par le chemin du lavoir atteignons les collines de Sarrouilles. Le long de l'Ousse un single en partie refermé par les ronces ( ça pique aussi ) nous emmène au gué de la reinette. Direction Orleix et retour par les crêtes en une succession de montées et descentes, on entent craquer les jointures mal menées et fatiguées jusqu'à la croix du hussard qui signera la fin de cette tournée que nous avons redécouverte avec plaisir après nos escapades estivales en montagne.

 

                                                          SM

Publié le 17/10/2016 @ 14:07  Prévisualiser  Imprimer l'article

Marche Evasion du jeudi 13 octobre - par Evasion Marche

In memoriam

(Texte écrit après la randonnée du jeudi 13 octobre  de Piétat à  Barbazan-Dessus)

 

 

Ces jours qui suivirent la Saint Michel annonçaient ceux des frimas et de  la pluye de la morte saison. De telle sorte que le chevalier Melchior De Mont Baie de la Sendère détourna ses troupes d’un pèlerinage sur les terres de Saint Pé pour les conduire sur un parcours mémoriel en direction de Barbazan-Dessus. Votre obligé « Le Scribe » utilise volontairement le verbe « détourner » car ce ne fut qu’au moment du départ que le dit capitaine fit mettre ses troupes en mouvement vers cette direction sans en indiquer l’objet. Sa seule recommandation fut de conseiller le port de quelques pèlerines au cas où quelques gouttes tomberaient de la culotte de Saint Pierre. Ce qui se produisit.

La troupe, constituée essentiellement par la gent féminine, se laissa guider en confiance et en…papotant – comme à l’accoutumé. Leur attention se porta, en cours de chemin, sur l’écuyer Bertrand Du Mont Aigu  qui cueillait, de ci de là, quelques modestes fleurs des champs. Quelques-unes de ces dames, rejointes par un soldat esseulé dans l’escouade, se mirent à échafauder quelques chansons de gestes, à réciter quelques sonnets de l’amour courtois, tout droit venus de l’imagination des troubadours.

Que nenni ! Arrivés à Barbazan-Dessus par un court sentier herbeux, le capitaine Melchior fit disposer sa troupe en demi-cercle, réclama le silence, héla une dame du groupe, ordonna à son écuyer de lui remettre le bouquet qu’elle déposa sur la stèle  du seigneur Arnault Guilhem de Barbazan-Dessus, premier chambellan du roi Charles VII, valeureux chevalier « sans peur et sans reproche »  qui combattit les Anglais – ils n’ont pas changé, au dire des augures qui prédisaient le « brexit ! »- lors de la guerre de 100 ans, mourut au combat, à 71 ans en l’an de grâce 1431 et fut inhumé, insigne honneur, auprès de son roi à Saint Denis.

Cet hommage laissa l’assistance interrogative. Mais pourquoi donc cet honneur avait échu à l’une de ces soldates, précisément à dame Claude de la Gespe ? Elle fut assailli de questions : « Pourquoi toi, pourquoi ce privilège ?  Tu étais dans le secret et tu n’as rien dit ! ». La gente dame dit tout timidement sa surprise et avança l’hypothèse suivante. Le chevalier De Mont Baie fut averti par son écuyer que le sauf conduit de destrier d’icelle portait le même patronyme que le seigneur de Barbazan-Dessus. Tout le monde reconnut qu’elle ne pouvait être que sa descendante lointaine – lointaine certes mais bien réelle tant les traits de caractère n’avaient pas subit l’usure du temps. Bon sang ne saurait mentir !

Séméac le 15 octobre  2016

                                   Bernard dit Le Preux

 

Publié le 16/10/2016 @ 22:21  Prévisualiser  Imprimer l'article

VVT et MARCHE Vieux boucau octobre 2016 - par Semeac Evasion

                                     

 

Marche et VTT à Vieux Boucau 8 et 9 octobre 2016

 

 

Entre Soustons et Vieux Boucau

 

Marcheurs et vététistes se rassemblent sur les berges du lac de Soustons à la pointe des Vergnes.

Brièvement, Michel présente le déroulement des opérations mais devant le peu d'attention et le bavardage des participants(tes) il songe un instant aux paroles d'un illustre orateur, je cite : - "Si messieurs qui causent faisaient comme ceux qui dorment, messieurs qui écoutent pourraient entendre..."

Suivant le déroulement des opérations, les marcheurs sont largués proche de la "bergerie de tonton" pendant que les vététistes rejoignent Vieux Boucau où, avec le renfort de trois jeunes vigoureux, ils se retrouvent à dix pour attaquer la forêt. L'attaque est vigoureuse et au premier changement de direction c'est la première chute dans le sable, il y en aura quelques autres mais toujours sans gravité.

La forêt est belle en cette saison, dorée et silencieuse, quelques écureuils malicieux recomptent leurs noisettes après notre passage. Nous contournons une bonne partie du lac et c'est là que nous retrouvons nos marcheurs biens attablés au bord de l'eau laissant refroidir leurs chaussures. Toujours en longeant la rive du plan d'eau nous croisons quatre fines mouches auprès de leur voiture qui, prétextant des blessures passées ou à venir, avaient négligé la marche pour s'en aller admirer des surfeurs en compétition sur la côte landaise…

Pour nous, l'expédition se prolonge et tout le monde se régale dans une série de singles rapides et sans danger. L'odeur de résine des pins fraîchement coupés nous encourage à finir par le lac marin, là où notre Adour avait choisi de se marier avec l'océan mais que le génie des hommes avait poussé à flemmarder jusqu'à Bayonne. 

Nous prenons nos quartiers dans un sympathique centre de vacances que nous partageons avec des propriétaires de chiens de concours de surf ; ceux- là n'aboient pas la nuit et nous pourrons nous reposer pour être fin prêt le lendemain matin.

Ce Dimanche matin il fait plutôt frisquet le long de la piste cyclable et nous forçons l'allure pour capter les premiers rayons de soleil jusqu'à Hossegor et Capbreton. Nous sommes maintenant en mode ballade le long des plages et autour du port, un moment de farniente nous est accordé sur une terrasse de café face à la mer paresseuse. Jean Philippe, l'enfant du pays, se charge de nous promener vers le lac d'Hossegor et rejoindre notre camps de base où déjà, les marcheurs, fidèles à leur savoir vivre, sont attablés devant l'apéro...

Après le casse-croûte nous rejoignent notre président et Fabrice, partis ce matin même de Séméac à vélo en une moyenne frisant les trente kilomètres à l'heure, belle performance !!!

Mais il nous faut à regret penser au retour après ce beau week-end car demain est un autre jour et même les fines mouches aux yeux encore brillants en souvenir des athlètes sur leur esquif devrons cesser de rêver devant leur planche...à repasser.

                                                          SM

 

Quand sérénité rime avec festivité, amitié avec complicité

 

La quiétude de la forêt landaise rendit les marches sereines. Même « Radio Séméac-Evasion » (bande FM 65-600) diffusait un fond sonore relaxant ! Seuls, quelques éclats de rire nous distrayaient de l’introspection spirituelle inhérente à ce type de ballade. « Ballade », oui « ballade », comme une musique qui nous accompagna ces deux jours de début octobre, tantôt mezzo voce, tantôt andante, à la fois douce et chaude. Harmonieuse comme ce camaïeu des bleus du ciel, de l’océan, des verts de ces pins des Landes et des creux des vagues, des blancs de l’écume et du sable. Calme comme les lacs de Soustons et du Vieux-Boucau sur lesquels se posent le regard et l’esprit, apaisés, tranquilles.

N’allez pas vous imaginer que ce fut une retraite monacale.  Encore que, certaines de nos « sœurs » en pincèrent pour quelques jeunes « frères », depuis longtemps sortis de leurs cellules, à voir leur teint hâlé et leur allure plus sportive que contemplative. Mais las ! Ceux-là étaient trop occupés à maîtriser le rouleau et à profiter de sa lame pour répondre à l’attention que leur portaient ces admiratrices. D’autres n’eurent pas plus de chance avec de drôles de bonhommes qui s’escrimaient à donner vigoureusement du bâton à une espèce de petite chose ronde, comme s’ils voulaient l’éloigner et la faire disparaître dans les entrailles de la terre. Mais qu’ils reprenaient aussi vite pour recommencer. Allez comprendre ! Préférer avoir l’œil rivé sur cet objet roulant, fixé, obnubilé par sa trajectoire, plutôt qu’à saisir les images évanescentes de ces belles passantes !

Les unes et les autres terminèrent leurs rêves, sans regrets et retrouvèrent, des gentilshommes de leur connaissance, authentiques, solides et durables. L’expérience confère à la stabilité l’avantage sur l’éphémère… D’autant que ces garçons n’ont rien des ascètes. Et comme ils et elles ne sont pas enclins au spleen, l’Espagne n’étant jamais loin, ils se retrouvèrent autour de quelques tapas suivies d’une axoa venu du pays basque tout proche.

Le retour interrogea le chauffeur du minibus qui ramenait at home quelques-unes des « sœurs ». Un bruit l’intrigua. Plutôt, un ronronnement. Comme si le véhicule était doté de deux moteurs, un à l’avant, l’autre à l’arrière. Curieux de tout ce qui se fait dans le domaine de l’automobile, il consulta les meilleurs spécialistes de la marque au losange. Aucun ne sut répondre. Peut-être, se trouve-t-il à Séméac-Evasion des experts en la matière ? Leur recherche et leur réponse seront très utiles pour les prochains déplacements et lèveront l’inquiétude de ce brave chauffeur.

Séméac le 10 octobre 1016

         Le promeneur de Latche

 

Publié le 10/10/2016 @ 19:31  Prévisualiser  Imprimer l'article

VTT Evasion dimanche 2 octobre - par Evasion VTT

Dimanche 2 Octobre

 

L'omnibus,
 
Un moyen de déplacement assez rapide mais qui s’arrêtait souvent : c'était l'omnibus.
Nous sommes sept abonnés à prendre ce convoi qui se dirige vers Orleix et Dours. Dès le sommet de la côte de Soréac nous prenons à droite, Mario qui avait l’œil acéré après deux jours de cueillette aperçoit un champignon dans les hautes herbes, c'est le premier arrêt. Le champignon est fourré dans un kamel-back, je prévois qu'à midi il y aura une purée de cèpe en entrée... Après Louit et Pouyastruc au niveau d'une gare de triage, nous sommes rattrapés par trois vététistes du rapide d'Aureilhan : arret obligatoire pour parler de la pluie et du beau temps. Quelques kilomètres plus loin, Eric tire sur la ficelle de l'alarme : un ennui sur le bogie avant nous demande cinq minutes pour réparer. Sur la route du retour nous passons par la " cabane d'Antonio ", un panneau nous annonce qu'à partir du huit Octobre et ce pendant un mois, le secteur sera réservé à la palombe bleu, bien plus rapide et plus lucratif que notre tortillard. Nous espérons maintenant filer d'une seule traite jusqu'au terminus, mais dans la descente qui nous mène au bois de La Barthe, le wagon de queue déjante... cela sera la dernière péripétie de ce long voyage qualifié tout de même de fort agréable.
 

                                                                         SM

 

Publié le 03/10/2016 @ 16:01  Prévisualiser  Imprimer l'article

VTT Evasion dimanche 25 septembre - par Evasion VTT

Dimanche 25 septembre

S'il ne pleut pas, il fera beau,

Les pessimistes de la météo craignaient la pluie, c'est vrai que le dicton du jour : "à la saint Firmin, l'hiver est en chemin"  les encourageait à rester prudemment sous la couette. Pourtant, il y en avait quand même cinq qui comptaient sur un probable anti-cyclone, le pari était gagnant et malgré des jambes endolories, c'est vers Orleix qu'ils sont partis, franchissant collines et ruisseaux jusqu’aux portes d'Andrest. Ce n'est que vers Aurensan que quelques gouttes sont perçues, très vite on s'apercevra que ce n'était en fait que le système de refroidissement déficient d'un compagnon de route...

A Bazet le ciel s'obscurcit mais ils auront largement le temps de boucler les 35 kilomètres et ce n'est qu'à la sieste qu'ils seront bercés par les averses tant annoncées.

 

                                        SM

 

Publié le 28/09/2016 @ 12:23  Prévisualiser  Imprimer l'article

Le Procès - par Evasion Gersoise

LE PROCES DE MAUMUSSON-LAGUIAN

(Chronique)

 

L’affaire avait été tellement dramatique et lourde de conséquence qu’il fut décidé de convoquer sur le champ – ou plutôt sur le pré (nous sommes dans le Gers !) -  la Cour pour juger quatre prévenus particulièrement dangereux, les frères AY DIE. Il fut donc décidé d’installer le tribunal en la bonne bourgade de MAUMUSSON-LAGUIAN en la demeure du bayle Guildéric EZEVEDAL. Le lieu, tranquille, situé sur les coteaux,  assurait la sérénité des débats et garantissait une bonne justiceOn attendit la nuit tombée afin que la canicule de cette journée de fin septembre apaise les corps et les esprits. La Cour se réunit en audience publique après que les plaignantes et les plaignants, leurs conseils et les juges se furent sustentés grâce à des produits du terroir accompagnés de raisonnables libations.

 

Le président Philibert NOVE, appela à la barre les quatre prévenus AY DIE. Il demanda à la victime principale de se présenter. « Je suis dame Esclarmonde d’EDASSAUC », dit-elle d’une voix encore éteinte, davantage par la sidération que par la souffrance résultant de sa blessure. Esclarmonde d’EDASSAUC, élégante et digne, après avoir rappelé ses origines ossunoises, en vint à l’objet de sa plainte. Un des frères AY DIE, venu de nulle part, fondit sur elle. Est-ce par coquetterie ou simplement par réflexe d’auto-défense qu’elle couvrit le visage de ses mains ? Dans sa rage, un des AY DIE  planta férocement son dard sur un de ses doigts, l’index précisément, lequel enfla à vue d’œil. A écouter sa déposition, un élève d’Esculape, présent sur les lieux, lui sauva sinon la vie mais au moins le doigt ! 

 

A la demande du juge qui souhaitait s’enquérir de l’origine de cette agression, l’avocat Melchior TEBOM, un homme svelte de corps et d’esprit engagea une plaidoirie que Descartes n’eût pas reniée. « Votre honneur », dit-il en s’adressant au juge NOVE, - dont on s’apercevra que son âme bien née (en langue d’Oil selon nos sources) n’a pas attendu le nombre des années -, « cet attentat, car il s’agit bien d’un attentat, était prémédité. Et il  fallut la présence d’esprit de ce groupe de chemineaux et vélocipédistes pour qu’il n’y ait pas eu d’autres victimes. Dès leur arrivée en cette bonne ville de NOGARO, ils entendirent comme des vrombissements d’aéroplanes ou de véhicules à moteur. Ils n’en prirent pas ombrage puisque un aérodrome et un circuit automobile font la réputation de ce chef-lieu gersois. Mais, selon les témoignages reçus des uns et des autres, il s’agissait de bien d’autre chose. Les amateurs de la petite reine aperçurent, au cours de leurs pérégrinations sur les coteaux et les vallons, une escouade volante qui passait sans cesse au-dessus de leurs têtes. Femmes et hommes rompus aux dangers de la route ils ne s’en émurent pas pour autant, bien qu’une halte à la chapelle des cyclistes en terre landaise, fût un refuge, profane pour certains, spirituel pour d’autres. Les marcheurs connurent les mêmes affres. Le matin, ils saisirent l’opportunité de la visite de la palmeraie du Sarthou pour se mettre à l’abri de ces bestioles volantes. Et l’après-midi, certains accablés de chaleur et inquiétés par ces harcèlements stridents – d’aucuns n’hésitèrent pas à  les comparer à des piqués de Stukas ! – durent écourter leur randonnée et se réfugier dans l’auberge mise gracieusement et noblement à leur disposition par leurs hôtes nogaroliens. L’attaque eut lieu, monsieur le président, au couchant. De la manière la plus sournoise et la plus violente.

Alors que ces braves gens, qui se sont tous portés partie civile, se détendaient autour de plats gascons, la belligérante patrouille les agressa avec sauvagerie. Il fallut le courage de quelques gentilshommes  pour éloigner le danger et procéder à la capture de ces insectes de malheur. ».

 

Invité à présenter la défense de ses clients ailés, maître Joan EBRABEM, plaida à charge renversée. « Tout cela n’est que le fruit d’hallucinations. Ces bigourdans étaient en goguette, à plusieurs lieues de chez eux où ils avaient laissé – je n’ose pas dire « abandonné » -  leurs familles. Ils savaient que dans ce généreux cœur de la Gascogne, le Gers, ils trouveraient les meilleurs mets, vins et liqueurs du monde. Et que firent-ils ? Ils s’abandonnèrent aux plaisirs de la table, allant du foie gras au magret, dégustant ici un Pacherenc, là un Saint Mont, s’éternisant sur l’Armagnac, ou plutôt sur les Armagnacs au prétexte qu’il fallait déguster celui de l’âge des voisines et voisins. Vous comprendrez, monsieur le président, que le soleil aidant ces braves gens perdirent tout discernement. Ils étaient si fortement déboussolés qu’ils  attentèrent à la vie d’un brave frère AY DIE qui voletait, histoire de se dégourdir les ailes, et qu’ils le poursuivirent hystériquement avec une raquette électrique. Une raquette électrique, monsieur le Président ! Mes clients ne sont pour rien dans cette affaire. Ils sont les victimes du changement climatique et nous devons, monsieur le bayle de MAUMUSSON-LAGUIAN, leur octroyer en votre bonne cité le statut de réfugiés climatiques. En conséquence, je  demande non seulement l’acquittement des frères AY DIE, mais leur protection dans ce relais où ils se sont abrités. ».

 

« A trop vouloir défendre l’indéfendable, on aggrave son cas » déclara en guise de conclusion de sa réquisition le procureur Pedro TORENA. « Nous comprenons les raisons vitales qui les poussent à s’enfuir de leurs pays d’origine mais que ceux-là cessent de polluer leur environnement et la planète. Je requiers que, dans sa sagesse, la Cour fasse des frères AY DIE les ambassadeurs de la dépollution auprès de toutes les autorités polluantes. ».

 

Et au petit matin, dans la fraîcheur de l’automne naissant, les frères AY DIE, escortés par quelques oiseaux bleus, s’éloignèrent des coteaux gersois.

 

Le chroniqueur judiciaire commis ad hoc

    Bertrand OUSSEB

Publié le 26/09/2016 @ 21:31  Prévisualiser  Imprimer l'article

VTT Evasion dimanche 18 septembre - par Evasion VTT

Dimanche 18 septembre

Le prix à payer

Ce matin la direction des crêtes de Piétat est prise, nous poussons jusqu'à Barbazan Dessus et toujours dans le même sens, nous voici au-dessus de Vielle-Adour. Pour atteindre la localité, une variante est proposée par une sente glissante, l’addition est salée : deux chutes, plus spectaculaires que graves. Une fois décrottés, nous filons bon train... ( le long de la voie ferrée ) mais il faut s’arrêter pour cause de panne. Là aussi il faut débourser : deux pompes et deux capsules d'air comprimé seront nécessaires pour une crevaison lente.

Le but de notre virée étant d'explorer les environs de Pouzac, nous voici attaquant le camp de César par la face Sud, longue montée régulière, là- haut pour quelques sesterces et une poignée de victorins on peut visiter le camp.  Mais les sept braves sont déjà en formation serrée sur la route du retour s'essayant avec plus ou moins de réussite à des prises de relais de professionnels.

Oui, nous avons payé, mais "content".

 

                                                         SM

Publié le 19/09/2016 @ 17:18  Prévisualiser  Imprimer l'article

VTT Evasion dimanche 11 septembre - par Evasion VTT

Dimanche 11 septembre

 

 

Du coté d'Ossun,

 

Si je vous dis : Ravin des Bignes, chemin des Pendelles, vous allez faire des yeux ronds et vous demander : où sont-ils encore allés ? eh bien c'est à partir de Toulicou en prenant le chemin des sapinières qui monte, monte que vous traverserez tous ces lieux. La forêt est épaisse, le chemin en bon état, nous rencontrons pas mal de vététistes qui profitent de la fraîcheur des frondaisons. Sur le plateau une piste sépare les maïs de la forêt, c'est par là que nous atteindrons Ossun, nous longeons l'aéroport, mais pas d'escale pour les six pédaleurs qui s'engagent dans la plaine agricole. Vous ne pouvez pas vous tromper : maïs à droite, maïs à gauche, chasseurs dans les croisements mais très peu de tirs, pas de plombs perdus.

Au final, une belle sortie, longue de plus de 50 km à la moyenne de 16 km/h.

                                           SM

 

Publié le 12/09/2016 @ 14:48  Prévisualiser  Imprimer l'article

VTT Evasion dimanche 1° septembre 2016 - par Evasion VTT

Dimanche 1° septembre 2016

 

Une bonne rentrée,

Les cartables bourrés de barres énergétiques, bien bronzés après un bel été, nous étions dix en avance sur l'horaire pour goûter à cette première sortie de la saison.

Le parcours proposé est adapté aux présents, ce sera Les Puyolles par la montée la plus facile, en l’occurrence, le Chemin du Cassoulet.

Certains s'accorderont une pause au carrefour de l'arbre pendant que les autres feront la boucle des sapinières, le retour se fera par la route traditionnelle, Visker, Bastoura, Momères.

Mais aujourd'hui j'ai surtout envie de saluer deux pionniers du VTT : Pierre Mombet, celui qui nous a fait connaitre ce sport il y a une vingtaine d'années puis Pierre Anérot, celui qui a su nous le faire aimer. Ces deux vétérans étaient là aujourd'hui, ils étaient là pour cette rentrée car ils ont donné beaucoup de leur temps à cette activité et ont à cœur qu'elle perdure.

Aujourd'hui la succession est assurée et tout sera fait pour que les fondations coulées par ceux qui y croient toujours résistent .                                            SM

Publié le 05/09/2016 @ 11:38  Prévisualiser  Imprimer l'article
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