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Le Casque et la Plume (suite 23) juin 2015 - par Evasion VTT

Samedi 6 Juin

 

A l'ombre du Cagire

Voici le week end réservé comme tous les ans à la section VTT, nous partons pour Aspet, petit village du Comminges dans le 31.

A l'entrée de la bourgade nous frémissons en voyant le nom du centre qui nous accueille, "Le bois  perché", il y a des termes que le cycliste redoute. Le centre ne manque pas d'allure, les chambres donnent toutes sur le Cagire, emblématique sommet de la région qui avoisine les 2000 mètres, aujourd'hui il est enveloppé dans son écharpe de brume qui descend jusque dans la vallée.

Le départ est donné pour neuf habitués, immédiatement nous nous enfonçons par d'étroits chemins parmi les pâturages et les collines arrondies de la région. Nous traversons ou nous contournons les petits bourgs : Soueich, Ganties, Girosp, Payssous ect...

Le Cagire est toujours invisible, mais nous sommes préoccupés pour le moment par le cas Michel P. qui vient de percer sa roue avant pourtant équipée d'un système breveté anti crevaison. La morale m’interdit ici de relater toutes les insinuations qui ont étés balancées surtout par la gent féminine pendant la réparation laborieuse, je résumerai simplement en constatant qu'à moins d'un bon coup de lime, il est impossible de faire entrer un gros machin dans un petit trou.

Il est midi passé, nous suivons un chemin chaotique qui en longeant la rivière le Ger doit immanquablement nous ramener à notre point de départ, soudain un câble tendu en travers du passage avec une multitude de panneaux significatifs : propriété privée, accès interdit, danger nous oblige à réflexion. Après un rapide tour d'horizon, affamés, nous forçons le passage et sans encombre nous arrivons un peu fatigués au pied de la montée du bois perché qu'il faut franchir pour mériter un sympathique apéro organisé par nos fidèles et indispensables Josette(s),Evelyne,Jacky, et Yvette difficilement "manadgées" par Pierre et Bernard.

Le repas qui suit permet à nos cantinières de prouver leurs talents en nous proposant des recettes inédites, il y avait même un petit gâteau au chocolat qui pouvait se déguster en entrée sous forme de boudin   !!!

La sortie de l'après midi dite plus facile incite Bernard à emprunter le vélo de Michel Dupuy et à faire un tour avec nous.Le circuit était très agréable mais les cotations établies par les guides locaux certainement sous évaluées, notamment sur une descente difficile où Bernard testera l'efficacité de son casque, plus de peur que de mal, retour par le bois "haut" perché.

Après la douche réparatrice et au moment de l'apéro du soir le Cagire nous fait enfin un clin d'oeil entre deux nuages.

La restauration est de bonne qualité et abondante.

 

Dimanche 7 Juin

 

Tiques tac

 

Ce matin il n'y a pas de retardataire, personne ne manque à l'appel et nous partons vers Izaut de l'Hôtel où après avoir franchi deux impressionnantes côtes nous nous présentons au pied du col des Ares. Chacun montera à sa guise et arrivera au sommet avec élégance, c'était l'école des arts...

Après avoir dégusté un bon café offert par un participant, nous subissons une attaque de tiques, la victime sera Monique, sans plus tarder nous déguerpissons par une belle traversée boisée à droite du col et une succession de descentes nous ramène au pied du bois " très haut" perché cette fois, qui aura raison de nos dernières forces.

Le pique nique très copieux fournit par le centre clôture de façon conviviale ce magnifique week-end.

La contre attaque des tiques ne se fait pas attendre, cette fois c'est Michel Dupuy qui est touché, le problème de Lyme se représente (voir plus haut )

Grossièrement dépoussiérés et partiellement détiquetés nous reprenons la route du retour non sans avoir jeté un dernier regard nostalgique vers le fantôme du Cagire toujours invisible.

Pour être plus sérieux, au nom de tous, félicitations  aux bénévoles qui sont partis plusieurs fois sur le cite pour dénicher les circuits et réserver le séjour, à la précieuse logistique qui à peine rentrée de quatre jours de marche dans les calanques a répondu présent pour que tout se passe bien.

 

                                SM

 

 

Dimanche 14 Juin

 

Décrassage

 

Après la journée club d'hier à Loudenvielle, où étaient prévues deux belles difficultés, quatre têtus étaient là ce matin pour une sortie de récupération. Le lac de l'Arret Darré est choisi à l'unanimité (moins trois...)

Pour atteindre le plus rapidement possible le site, nous grimpons à Piétat par la petite route parallèle à la nationale, nous traversons Angos, et après avoir recoupé la grande route, nous atteignons le bas de Calaventé et prenons la direction de la chapelle des "amoureux" à Lespouey, très rapidement nous sommes sur le gué, passage sous le viaduc SNCF ancestral et nous voici déjà au bout de trente minutes en présence des pontons de bois quelque peu vermoulus et glissants qui marquent l'entrée du plan d'eau. Pendant que les poules d'eau font des ronds, nous contemplons cette belle nature à peine éveillée et si paisible.

Guidés par Michel avec beaucoup de "prudence" nous découvrons un beau chemin qui nous ramène tranquillement vers Lansac où après discussion, à l'unanimité (moins quatre...) nous rentrons par le bois du Rébisclou gorgé d'eau. Nous voilà décrassés et bien crottés.

 

                          SM

 

Dimanche 21 Juin

 

La fête des pépères

 

En ce jour de fête de la musique et des pères, nous sommes sept à jouer une partition qui devait être cool...

Nous prenons la direction de Barbazan et ensuite les hauteurs d'Allier par la côte de la Serre que nous suivrons sans discontinuer jusqu’au dessus de Bernac-Dessus, pour atteindre ce village nous empruntons une descente très rapide dans laquelle j'ai bien failli perdre mon stylo.

Nous atteignons Vielle-Adour : à la sortie du village en direction de Hitte, nous tournons à droite et prenons la rue du Bousquet, cette longue et rude ascension nous verra déboucher sur la route dite de La Serre et c'est là que nous prenons la décision de durcir la sortie. Cap au sud, direction le golf de Bagnères, une grosse difficulté se présente au niveau du circuit moto cross de Montgaillard, seule la chance et la pugnacité permettrons à quelques rares de passer ce mur sans poser le pied à terre. Nous atteignons le hameau des Artigaux, au dessus d'Ordizan, c'est là que les deux cousins Michel (c’était leur fête aussi) font la "paire" et optent pour le plan B afin d'assurer leurs obligations : ils avaient promis de rentrer avant midi.

La grosse plaque enclenchée ils filent vers la maison.

Après une ou deux difficultés de plus nous sommes en vue des trous quinze et quatorze cernés par une pelouse bien rase, c'est de là que nous emprunterons la belle descente qui nous ramène vers Ordizan, en suivant les rives du canal de l'Alaric nous traversons le beau village d'Antist. En arrivant à la gare de Montgaillard, faute de train, nous empruntons le chemin longeant la voie ferrée pour boucler cette belle sortie.

 

                                           SM

 

Dimanche 28 Juin

 

L'Escargorando,

 

Pour la 5 ème année consécutive le comité des fêtes de Séméac organisait sa rando VTT et marche.

En ce qui concerne le vélo, nous étions trois à nous lancer dans l'aventure dans un peloton de 150 participants.

Très vite nous constatons que le rythme est tout à fait différent de nos paisibles escapades dominicales, nous doublons surtout ceux qui ont des problèmes mécaniques... Dès les premières côtes certains moteurs sont en surchauffe, il faut ouvrir le capot et adopter une vitesse plus économique, se qui nous permettra de bien finir et en bonne compagnie. Il faut noter la bonne organisation, les nombreux points de ravitaillement et la sécurité tout au long du parcours, à renouveler.                  

 

                                          SM

Publié le 06/07/2015 @ 10:04  Prévisualiser  Imprimer l'article

marcheSarrede - par EvasionMarche

Grands sites, contes et songes

Ce sont les premiers jours de l’été et Baptistou, le berger de Campan, a pris le chemin des estives avec son troupeau de Gasconnes – vous savez ces belles vaches à la robe claire et aux yeux naturellement …maquillés -. Ce jour-là, il a amené avec lui une vingtaine de gens de la ville, de Tarbes et de ses environs, qui voulaient accompagner la transhumance. Elle est revenue à la mode et les urbains se transforment en ruraux. Oh, il y en a de tous. Ceux qui font ça parce que ça fait bien et qu’ils pourront le raconter avec dans la voix une certaine condescendance. Et puis les autres, les amoureux de la nature et…des hommes, les sincères, les authentiques, ceux qui aiment l’authenticité, même s’ils ne parlent pas tous le gascon ou le baragouine quelque peu. Ce sont ceux-là qui accompagnent Baptistou et Alain. Alain Isla, un petit type, pas trop sec (il doit aimer la garbure), leste, aux yeux vifs derrière ses lunettes, qui en a sous le béret et dans la poitrine…à gauche, là où ça fait «boum-boum». Alain, il va nous raconter, pardon, nous conter, l’histoire de cette vallée de Campan – « la plus belle du monde », selon lui – de ses femmes et de ses hommes, de ces êtres, mi-humains mi-bêtes, qui ont existé puisqu’ils ont disparu ! L’idée de cette randonnée avec Baptistou et Alain a germé dans les têtes de Pierrou et de son frère Miquelou, amis d’Alain, passionnés de la Bigorre, de ses montagnes, de ses chemins, de son histoire et de son terroir (je me souviens avoir échangé quelques recettes de haricots tarbais avec Miquelou quand nous étions…gabelous !).

Laissons-nous guider par la voix et la musique d’Alain, nos regards captivés  par les forêts de sapins,  les sommets, les abrupts, les couloirs, les «serres», les «courtaous» (1), les prairies. Une palette de verts, sous un ciel bleu…pyrénéen, sous un soleil qui d’abord vous réchauffe, puis… vous chauffe. Comme envoûtés, on ne sait plus distinguer conte et réalité. C’est le songe d’une journée à Sarrède.

Depuis les hauts de Sarrède, Baptistou,  aperçoit son ami Guilhem mener ses brebis là-bas dans les courtaous  du vallon d’Arize, sous la protection du Pic – ah, il faut que je précise : le Pic du Midi de Bigorre, car pour nous il n’y en a qu’un seul, le nôtre et c’est le plus beau du monde, n’est-ce-pas Alain ! Tu piges ? -. On aperçoit,  au lointain les cabines du téléphérique qui montent depuis la gare de la Mongie vers le vaisseau des étoiles. Ce Pic si proche qui sera dans l’après-midi ouaté par un nuage inoffensif. 

Guilhem et Baptistou ont quitté leurs maisons et leurs belles à l’aube. C’était pleine lune, quand la nature dort encore, bercée par une sereine quiétude. Ils sont montés à la fraîcheur du petit matin des vallées de Gripp et de Campan. Guilhem semblait entendre le murmure de l’Adour, là où il avait rencontré Stella – son étoile, sa vie – dont il était éperdument amoureux et qu’il ne reverrait pas avant la Saint Martin. Ils ont d’abord emprunté la route, celle qui mène à Sainte Marie. Dans la dernière et raide montée qui y conduit ils sont passés devant la forge où Eugene Christophe, le courageux coureur cycliste, répara la fourche de son vélo qu’il avait cassée en descendant le Tourmalet dans la fameuse étape Luchon – Bayonne du Tour de France 1913 (poursuivi par la poisse, il n’en gagna aucun !). Ils se sont séparés. Baptistou et son troupeau, accompagnés des gens de la ville » est monté par le Sarrat de Gaye. Ils ont laissé un large chemin pour emprunter un sentier qui part depuis trois granges foraines (2), où la tôle bac-acier a remplacé le chaume mais où sont maintenus les « penau », ces lauzes posées aux extrémités du toit. Non, ce ne sont pas des marches pour monter au faîte. Inclinées vers l’extérieur, elles avaient pour fonction de chasser l’eau de pluie et d’éviter ainsi le pourrissement prématuré du chaume – pas cons, nos anciens ! -. Guilhem, lui, a poursuivi par des chemins jusqu’à Artigue, puis par des sentiers jusqu’en dessous le col d’Aouet.

Baptistou est installé dans sa cabane de berger, à Sarrède. C’est Alain qui, avec quelques-uns de ses élèves, l’a aidé à la remettre sur pieds. Ils l’ont faite comme autrefois : couverte d’épaisses lauzes, elle abrite une toute petit pièce où l’on peut dormir sur un bat-flanc (la fougère a-t-elle été remplacée par un matelas en mousse ?), se faire à manger et se chauffer. Là, point d’âtre et de cheminée. Un simple et petit foyer de pierre à l’angle, un trou dans le mur pour faire sortir la fumée  (un « tiro-hum »).Depuis la cabane on embrasse, plus qu’on domine, ces vallées de Gripp et de Campan où l’on distingue les prés, les champs qui côtoient les maisons couvertes, pour la plupart d’ardoises.

Mais la montée depuis le sarrat de Gaye, certes courte (à peine une petite heure) a creusé les estomacs. La beauté de ce site, modeste par ses 1400 mètres d’altitude mais grandiose par son emplacement, la parole captivante et les musiques enjouées d’Alain n’ont pas apaisé notre faim ! Ouvrons nos sacs et entamons le pique-nique. Commençons tradition, par…l’apéro. Patou – pas le chien, insolent !, mais Patrick – a amené cet élixir venu du Midi qui, avec de la merveilleuse eau de source de nos montagnes vous désaltère en même temps qu’il vous tourne un peu la tête, surtout s’il est suivi par un bon rosé bien frais ! Il fallait ça pour arroser l’excellent gâteau au chocolat – non ce n’est pas du boudin ! – élaboré par notre hippocrate, Marie-Cécile.

Certains et certaines auraient bien fait une petite sieste. Je lis dans ta tête : qu’imagines-tu ! Chacun et chacune sous son sapin. Mais non, il faut repartir. Alain et sa compagne Cathy conduisent les plus curieux vers les hautes estives. Oh, la pente est…raisonnable, le sentier bien tracé, trop tracé parfois par les sabots des vaches qui se sont ingéniées à le transformer en mini montagnes russes. Au bout de demi-heure nous atteignons une sorte de belvédère (et oui, il n’y en a pas que dans les calanques !). Le Pic veille toujours sur les vallées et la plaine,  en face, de l’autre côté de la vallée on aperçoit le « Bassia de Hèches » et son antenne (pour les bons yeux), en poursuivant sur la droite, le col d’Aspin ouvre sur la vallée d’Arreau et ses sommets, à nos pieds Payolle s’offre aux promeneurs et aux visiteurs («visiteurs», c’est quand même plus élégant et moins connoté que «touristes»).

Baptistou va rester là-haut, chez lui, dans sa montagne, avec ses bêtes. Nous redescendons, d’aucuns diront à tort vers la civilisation. Je dirai vers l’urbain. Car là-haut c’est peut-être la source de la civilisation. Je ne sais pas, vous, mais moi j’ai besoin d’aller me ressourcer, de prendre du recul, la mesure de ce que nous sommes, de notre équilibre intérieur, de notre rapport à la nature, à l’autre – je suis l’autre -. J’en ai besoin pour comprendre et pour me comprendre. De retour, j’apprends les horribles attentats chez nous, en France et en Tunisie. Plus que jamais, le monde a besoin de sagesse.

Adischatz.

Bernatou

26 juin 2015

Publié le 26/06/2015 @ 21:40  Prévisualiser  Imprimer l'article

le Casque et la Plume (suite 22) mai 2015 - par Evasion VTT

Dimanche 31 Mai

Beth ceu de Pau

En ce jour de fête des mères, nous partons pour Poey de Lescar où une randonnée cyclo-vtt est organisée en l'honneur d'un membre de ce club trop tôt disparu. Les cinq représentants de Séméac Evasion sont très bien accueillis par un café offert dès l'inscription."Coach" le responsable local du vtt nous rassure en donnant bonne impression dans son tablier de cuisinier.

C'est le départ sous un soleil radieux, deux circuits sont proposés, environ 150 cyclistes se faufilent dans la campagne environnante pour notre part nous optons pour 600 mètres de dénivelé répartis sur 35 km. On profite bien du paysage et des descentes. Le retour face aux Pyrénées nous permet d'admirer de temps en temps les pointes majestueuses du pic du midi d'Ossau jouant avec les brumes d'altitude. Au moment de l'apéro offert par la municipalité, un sixième adhérant de notre club se présente de retour du col de Marie Blanque, c'est Rémi le baroudeur solitaire très contant de sa sortie. La suite nous permettra de vérifier que les tenues de cuisinier n'étaient pas là uniquement pour le folklore.

                               SM

 

Dimanche 24 Mai

Leaders

Les six qui se présentent ce matin ont d'abord une pensée pour nos compagnons actuellement empêchés pour raison de santé où accident, une bise à Florence, Françoise, et Pierre. Sans coach officiel, je prends la tête du groupe en direction d'Aureilhan et d'Orleix, je dois avouer que la veille au soir, j’avais pris contact avec Pierre, notre leader historique, qui m'avait donné le conseil suivant, "après le cimetière d'Orleix, tu prends à droite en direction de Sabalos, en haut de la côte à gauche sur la crête du bois d'Artigalies, c'est «  très joli » … comme d'habitude nous avons suivi les bons conseils de Pierre mais que c'était gaillard !

Après la traversée de la route Tarbes-Rabastens, nous quittons momentanément  le chemin caillouteux qui file droit sur Sarniguet par la Téoulère, un petit sentier qui se faufile dans le bois. Les sentiers de l'Adour nous voient arriver à Aurensan où Michel P. bien inspiré, nous ramène à Orleix par des petits chemins, connus de lui seul. C'est à ce moment là que Michel D. prend les commandes pour ramener tout le monde au bercail après un périple avoisinant les quarante kilomètres où les leaders occasionnels et changeants ont bien rempli leur rôle (un petit bémol tout de même pour celui ou celle qui a failli nous faire entrer dans le cimetière d'Orleix en criant "suivez moi")

       SM

 

Dimanche 17 Mai

Le tournis,

Aujourd'hui, le parcours est improvisé : nous partons vers nos belles Pyrénées.

A partir d'Odos nous commençons à virevolter autour des villages puis des quartiers, nous faisons des tours, puis des demis tours

pour revenir enfin sur nos pas tout en enchaînant une circonvolution. Sans doute grisée l'une de nos adhérente d'ordinaire bien sage à l'arrière, nous invite à la suivre dans un contournement inutile vers Bastoura...

Une buse qui faisait elle aussi des ronds dans le ciel avec ses congénères se pose tout près de nous sur un fil et nous contemple

incrédule, elle ne pouvait savoir que ses mouvements en spirale étaient destinés à prendre assez d'élan pour nous propulser vers les sommets de Visker. Encouragés par cette réussite, nous attaquons les Puyolles et à partir du carrefour de l'arbre nous atteignons Montgaillard par le chemin des Cassoulets. Le long retour dans la plaine verra quatre de nos compagnons tracer un long trait droit et fulgurant jusqu’à Séméac, histoire de se remettre la tête à l'endroit .

 

                               SM

 

Dimanche 10 Mai

C'était moins une

La journée s'annonçait bien, la température idéale pour notre sport mais dès le premier kilomètre, l'une des participantes les plus assidues  est contrainte d'abandonner suite à une panne sérieuse de pédalier, sans doute les conséquences d'un hiver très boueux

à moins que le préposé à l'entretien n'ait été lui même défaillant...

C'est donc avec une coéquipière de moins que nous partons dessiner des colonnes de poussière dans des itinéraires bien connus.

Par hasard nous rencontrons les concurrents du trail de Sarrouilles, certains nous suivent aveuglément et perdent de précieuses minutes à retrouver leur chemin. Notre escapade nous emmène par les coteaux d'Aureilhan, Sarrouilles, Lansac et Barbazan,c'est là que par erreur nous nous trouvons devant " la muraille de chine "que l'on s'était bien promis de ne plus franchir, ni dans un sens , ni dans l'autre : nous l'avons franchie, dégoûtés pour toujours par ce passage. En résumé une bien belle sortie entachée seulement par le forfait de notre coéquipière.

 

                             SM

 

Dimanche 3 Mai

Sol y sombre

La température était douce, les participants décidés, nous nous dirigeons sans plus tarder vers Piétat, où Michel Mombet nous propose un chemin rarement utilisé qui coupe la route nationale et rejoint  la sortie de Mascaras coté Lespouey d'où l'on peut atteindre rapidement et sans effort la chapelle dite des amoureux dans les bas quartiers de Lespouey.

Maintenant il faut traverser la rivière Arret Darré par un gué, l'eau n'était pas froide, tout le monde sans exception à mis un pied dedans et par hasard le pied gauche, ce qui fera dire à un plaisantin "la gauche prend l'eau".

La première difficulté est là devant nous, une cote assassine qui ne laisse aucun répit et nous dépose essoufflés devant une scène à la Pagnol: il y a là devant l'école communale, le conseil municipal endimanché avec l'instituteur, sans doute envisagent-ils des travaux pour la rentrée de septembre nous apportons notre grain de sel au débat mais bien vite la récréation est terminée et après une folle descente c'est l’ascension vers les hauts plateaux.Jusque là nos vélos étaient restés intacts,chromes luisants dérailleurs chantants, il n'allait plus en être de même après la dégringolade vers le moulin de l'Arrét Darré par un boyau extrêmement humide. Chromes pâlissants et dérailleurs couinants, nous nous hissons crottés sur les dernières difficultés où la chaîne de Michel Dupuy rend l’âme, ce qui l'obligera à finir le parcours complètement déchaîné.

 

                                          SM  

Publié le 20/06/2015 @ 19:54  Prévisualiser  Imprimer l'article

096 Pic de Pichebrou - par Huberdeau

CAP DE LAUBERE ET PICHEBROU 7H tintent au clocher de Séméac et nous sommes six au parking du stade de rugby. 7H02, nous partons vers le petit bourg d’Ens dans la vallée d’Aure où nous arrivons très vite. La pente est rude jusqu’à la petite place du village mais seules les voitures transpirent et les ventilateurs tournent encore lorsque nous partons, sac au dos vers notre sommet d’aujourd’hui. Mais, peu de temps après, ce sont nos carcasses qui chauffent et nous perdons beaucoup d’eau. Notre avantage par rapport aux autos, c’est que nous pouvons ôter des éléments de carrosserie pour améliorer le refroidissement, ce qui arrive très vite. Le brouillard nous baigne, léger et furtif. Le lac de Coume est vite là, au milieu d’un beau troupeau de vaches blanches dignes d’un arrêt photos. Mais où est le lac ? C’est plutôt un marécage qu’une pièce d’eau. Le pauvre, il se meurt comme beaucoup de lac de moyenne montagne : il s’envase et disparait peu à peu. Lentement, le sentier nous propulse à un point caractéristique sur une crête, d’où l’on découvre un joli point de vue mais aussi la longue marche qui nous attend pour atteindre le col. Le brouillard a laissé place à un magnifique soleil assez chaud. Si certains caracolent devant, d’autres souffrent derrière. Le gruppetto s’est formé et vaillamment, lui aussi, atteint le col vu depuis longtemps. Trois heures passées pour un temps de deux heures trente annoncé, ce n’est pas mal !! Déjà, un joli panorama récompense nos efforts. Enorme l’Arbizon, magnifique la vallée de Saint Lary et que dire de tous ces beaux sommets bien enneigés qui nous cernent, tellement beaux qu’ils subissent un nombre incalculable de pixels. A gauche, le Cap de Laubère, à droite, la crête du Pichebrou. Nous assurons d’abord la réussite du jour en grimpant au Cap de Laubère en quelques minutes, puis en revenant très vite au col. Nous restons sur notre faim. Il nous en faut davantage, nous décidons de partir vers la rébarbative crête du Pichebrou. La musique change, ce n’est plus de la promenade pépère. La partition, sans être difficile, se durcit. Si la première bosse se passe sans gros problèmes, la seconde semble moins évidente, mais nous y arrivons néanmoins. Hélas, ce n’est pas le vrai sommet. Le cairn terminal se dresse plus loin, avec un col à descendre, puis une remontée par une arête assez hérissée de pointes. Hésitations, murmures dans les rangs. Bon sang ne saurait mentir, nous engageons la descente vers la dernière étape du jour. Descente facile mais raide sur de l’herbe sèche jusqu’au petit col. Nouveaux murmures dans les rangs, y va-t-on ? C’est parti. A la première difficulté, certains préfèrent redescendre dans l’herbe et attaquer sournoisement la montée par des banquettes herbeuses faciles peut-être mais plus délicates qu’un bon rocher bien franc si l’on tâte bien les prises avant de leur confier notre corps. Deux téméraires suivent la crête intégralement sans difficultés particulières. Cette courte arête donne un peu plus de piquant à la course. Tous nous nous retrouvons au sommet du vrai Pichebrou, orné de son gros cairn, pour le traditionnel Ricard si désaltérant puis le non moins traditionnel casse-croûte de midi. La sieste ne s’éternise pas car nous prévoyons quelques difficultés éventuelles à la descente. Plusieurs itinéraires s’offrent à nous, tous plus ou moins délicats. Alors, l’ancien du groupe, le vieux, prétextant que l’on ne peut pas faire à six ce que l’on pourrait faire seul, décide de reprendre sagement le même itinéraire qu’à l’aller suffisamment délicat déjà. Nous prenons quand même un raccourci partant du col intermédiaire et retrouvant le sentier de montée. Avant la descente, nous croisons un troupeau de chèvres magnifiques qui, trouvant le sel de nos mains, ne veulent plus nous lâcher. La suite n’est qu’une longue marche tranquille jusqu’aux voitures qui ont quand même terminé leur refroidissement. Voilà, ce fut une excellente balade, avec un peu de stress pour ceux qui n’ont pas l’habitude de tels terrains. Bravo à tous, l’équipe grandit. Un jour peut-être, l’arête des trois conseillers sera proposée au programme du vendredi, avant le Ricard. G H PARTICIPANTS : THERESE, MICHELLE, JACQUES, JEAN PIERRE, GUY, GERARD
Publié le 27/05/2015 @ 22:17  Prévisualiser  Imprimer l'article

Le casque et la plume (suite 21) avril 2015 - par Evasion VTT

Dimanche 27 Avril

Nivellement des valeurs,

Contrairement à la plupart des prévisions météo, un temps idéal s'offre à nous et incite les neufs vététistes à foncer en direction d'Adé. La température monte très vite et une séance effeuillage s'impose dès la sortie de Barbazan, à partir d'Odos nous nous permettons de faire une boucle inédite, fruit d'un égarement bien involontaire lors de sorties non déclarées.

Dans les zones reconnues difficiles telles que la montée au dessus de Louey et plus tard dans les bois d'Adé, force est de constater que la forme de quelques un, ayant passer un hiver délicat revient petit à petit.

Plus inquiétant, au retour, dans les toboggans de Juillan et ensuite après la sortie du lotissement du Boila à Odos sur la montée réservée habituellement à Joël, des féminines osent lancer des attaques sournoises et des sprints intempestifs.

Là, je dirai que le nivellement se tasse... et qu'il faudrait en discuter entre hommes d'une manière démocratique afin d'interdire ces attaques sans signification en présence des femmes.

 

                                SM

 

Dimanche 19 avril 2015

Plume alerte

Les journalistes titulaires sont absents ce dimanche!!!, alors afin que la rubrique sportive VTT soit maintenue, elle est assurée au pied levé par un intérimaire.

Le texte a été soumis au contrôle, mais sont auteur n'a accepté aucune censure.

Deux gars et trois filles

Ils étaient c'est certain cinq au départ sous un ciel incertain.

Après une brève concertation, le groupe mené par Pierre et Michel se lance vaillamment vers la plaine de..., le haut de..., la descente vers.... Peu importe. Les chemins biens gras arrosés par la pluie incessante de la nuit nous confirment que le VTT est un sport d'effort et d'adresse, mais au détour d'un sentier quand un biche traverse devant nous, on oublie les difficultés.

Une crevaison confirme la noblesse de nos équipiers gentlemen. Bien évidemment l'éternel problème de la pompe, petite valve, petit trou se mêle à la réparation et déclenche des fous rires malicieux, en tout bien tout honneur  .

C'était encore une belle sortie et si le dimanche matin vous êtes libre ne vous dégonflez pas, venez au rendez-vous à 9 heures, le soleil n'est pas garanti, la parité non plus, mais la bonne humeur oui.

 

Danièle, l'intérimaire occasionnel P/O SM & MM

 

Dimanche 12 Avril

De bas en haut

Après un rapide café pris avec nos invités de Poey de Lescar, nous prenons la route à dix sept vers Barbazan et la longue montée qui nous mènera, en longeant la limite d'Allier, sur les crêtes de Piétat. Pour éblouir nos compagnons du jour, nous partons face au soleil, mais ils sont imperturbables dans leurs beaux maillots (peut être un peu trop rose) et même quand ils découvriront notre arme fatale, à savoir un vélo à assistance électrique, ils ne semblent pas inquiets, ils prennent même le temps de poser devant l'objectif de notre leader Michel posté sur des accès délicats. Après un passage à gué sur l'Arret Darre, nous passons au droit d'une petite chapelle où quelques un esquissent un furtif signe de croix en comprenant que nous ne sommes qu'à moitié parcours.

Au panneau Lespouey nos braves béarnais se croient déjà chez eux en pensant au Haut de Lespouey, hélas nous ne sommes qu'en bas du village et il faut nous rendre en haut de Lansac ???

Nous voila bientôt à la côte des "muloys" qui nous emmène très vite dans les labyrinthes du bois du Rébisclou, beaux sentiers sous les frondaisons qui reverdissent. Une dernière plongée nous conduit à l'ombre des arbres de notre club house où après la douche nous sommes accueillis par Yvette et Jacqueline, les indispensables de la logistique, notre Président se joint à la troupe pour un apéro des plus convivial, la blanquette de veau mitonnée à point par notre traiteur perso, soude définitivement notre amitié avec nos invités.  

 

                                    SM

 

Dimanche 4 Avril

Pâques

On dit bien que ce jour là, il n'y a plus une cloche :

Nous étions malgré tout, huit pour cette sortie printanière, en avant pour les crêtes de Sarrouilles, nous surprenons une mamie attentionnée cachant des œufs en chocolat dans son jardin, pas le temps de chaparder, nous sommes déjà dans la côte des "muloys" avec ses galets humides et une pente frisant les 20%. A partir de Laslades nous empruntons un itinéraire tout "n'œuf" pour nous, mais qui nous ramène sur Lansac où l'on s’arrête pour regarder passer le train. Bien plus loin encore, dans la plaine, un troupeau de moutons bien heureux d'avoir échappé aux festivités du moment, bêlent de dégoût en nous voyant passer.

Pour les sportifs, il faut savoir que le gigot, après la troisième bouteille de vin, peut provoquer des maux de tête...Comme la troupe parait en bonne forme nous poursuivons jusqu'à l'Arret Darré et retour par toutes les bosses qui se présentent.

 

       SM

 

Publié le 04/05/2015 @ 12:04  Prévisualiser  Imprimer l'article

Le casque et la plume (suite 20) mars 2015 - par Evasion VTT

Dimanche 15 Mars

Péripéties et aléas

Après les pluies importantes de ces derniers jours, nous partons vers la plaine, en longeant l'Adour jusqu'à Bazet, direction Oursbelille, dès le stade de rugby nous prenons à gauche vers le bois du commandeur.

La traversée de la plaine est difficile. Arrivés à Ibos nous rêvons un peu devant un panneau : "cheval évasion" peut être qu'avec un canasson il serait plus facile de se sortir des bourbiers.

A Juillan, il y avait une gentille compétition (le duathlon) un concurrent courrait à pied et un partenaire prenait le relais en VTT, une dame commissaire de course, pas du tout gentille nous intime l'ordre de nous arrêter et de faire demi tour. Nous lui expliquons que nous sommes nous même des "sportifs" prévenants et respectueux des autres et nous forçons le passage sous les vociférations de la déléguée à la sécurité dont les cris résonnent encore dans les ruelles de la localité. Nous longeons un cours instant la rivière la Geune qui, lorsqu'elle est impétueuse et en colère, est nommée aussi par les riverains la "Gene"...

Pour nous offrir une bonne ascension, nous grimpons au dessus de Bellevue avant de rentrer à la maison.

                              SM

Dimanche 22 Mars

Ballottage

Beaucoup ont hésité, certains se sont abstenus et d'autres se sont exprimés pour une sortie périlleuse par ce temps de chien. Six entêtés sont partis vers Barbazan et sa longue montée sur les crêtes de Piétat, c'est là que Pierre notre guide nous a proposé l'exploration d'un nouveau chemin piquant vers Angos, hélas pas d'issue, il a fallu traverser une prairie clôturée au bout de laquelle Mario a pu tester l'efficacité de l'électrification rurale devant un troupeau de "vaches qui rient". Une bonne décharge 12 volts avec l'humidité ambiante, cela vous bouste un homme qui était parti faire un tour tranquille. Nous pataugeons agréablement sur le secteur de Lespouey et Lansac, puis dans le bois du Rébisclou nous sommes ballottés de droite à gauche pour éviter les fondrières coupant fréquemment la piste. Avec difficulté nous atteignons le haut du bois de Labarthe que nous joignons par une sente inexplorée jusqu'à ce jour, inexplorée et périlleuse : 50 % de chute... par respect je ne nommerai pas ceux qui ont été éjectés de leur siège d'élu.

A Dimanche pour un deuxième tour.

 

                        SM

 

 

Dimanche 29 mars

Deuxième tour

Ce matin, huit candidates et candidats se présentent. C’est mieux que la semaine dernière. La mobilisation entre les deux tours s’est construite sur la base d’un programme  « rassembleur ».

Promesse d’emprunter des pistes vertes, des montées sans descentes, des descentes sans montées, du plat descendant avec le vent dans le dos, du bleu à l’horizon, de la boue sèche, des ravitaillements  à gogo, des primes aux plus rapides mais aussi aux plus lents ….un vrai programme de rassemblement ! et la lune, non ? eh bien cette promesse fut aussi  tenue aujourd’hui puis qu’il suffisait de se laisser glisser en queue  de peloton pour profiter devant  soi du  panorama composé de sept lunes ! et il y en avait pour tous les goûts !

Malgré  ces efforts  programmatiques quelques absences notables ne passèrent pas inaperçues. Serge, habituel rédacteur des comptes rendus n’est pas là ! Nous faisons appel aux analyses des spécialistes de «  C dans l’air du dimanche matin » pour expliquer son absence. Pour l’un, cela ne peut venir de l’excès de  consommation de « catalane » à notre repas de printemps, la veille au soir, pour l’autre par trop de jeu dans l’axe profond … finalement un historio-socio- philosophe propose une thèse séduisante :

- je pense qu’il suffit de revisiter le fameux  « slogan » du bon Roi Henri IV : « poule au vélo et Roi au pot ! »

Le parcours dans le vent et sous un ciel parfois menaçant nous dirigea vers le chemin du cassoulet pour effectuer une bouclette autour de Montgaillard. Sur le chemin du retour le co-pilote est invité par ses compagnons à prendre la tête d’une descente incertaine.  N’écoutant que son courage le voici qu’il entame la descente en piqué … hélas un dérapage non contrôlé sur son extrême gauche l’oblige à recentrer son assiette ; une alliance à sa droite lui apporte un report salutaire et finalement  conserve la tête au dernier comptage  encore qu’il aurait pu prendre l’eau lors du franchissement  très serré d’un pont sur l’Alaric !De retour à Séméac, il est midi, et  pour nous le dépouillement n’attendra pas  18 H ! Le troisième tour s’annonce incertain et  passionnant !!!

   mm

Publié le 04/05/2015 @ 11:58  Prévisualiser  Imprimer l'article

Le casque et la plume (suite 19) mars 2015 - par VTT Evasion

Dimanche 1 Mars

Bruines matinales

Il avait été convenu que même avec la bruine on sortirait, bon, il bruinait... à grosses gouttes.

En arrivant sur le lieu de rendez vous, nous avons surpris Michel Dupuy qui s’échauffait en tournant autour du quartier puis enfin Françoise est arrivée timidement dans son kaway aux couleurs du soleil, cela nous a motivé pour partir vers la côte de Sarrouilles  et par le sommet de la colline au dessus d'Aureilhan nous avons atteint la plaine d'Orleix. A l’emplacement du projet de retenue d'eau, définitivement abandonné, nous n'avons pas rencontré de zadistes pour nous empêcher de traverser le petit bois de La lande.

Au moment de traverser l'Ousse, nous sommes restés sur la rive droite de la rivière pour emprunter un sentier trop peu souvent utilisé, c'est une traversée acrobatique en partie inondée qui nous obligera à poser pied à terre pour éviter "un lac". Par la petite route qui mène à Oleac-Debat, nous arrivons au cimetière d'Orleix, à partir de là nous empruntons un itinéraire plus classique qui nous  conduit tout droit aux périlleuses sources de l'Oussette que nous franchissons gaiement avec de l'eau à moitié pédalier, ce qui ne nous empêche pas de couper la route de Rabastens et de prendre la direction de Sarniguet que nous n'atteindrons pas car nous obliquons à gauche vers l'entrée d'Aurensan et par le bord de l'Adour rejoindre les lacs de Bazet et Bours. En arrivant à Tarbes au niveau du vieux pont, le caminadour est en parti inondé. Sous les yeux du SDF, résidant des lieux, inquiet de voir les vaguelettes menacer son matelas, nous rinçons une dernière fois nos chaussures.

                            SM

Dimanche 8 Mars

Reconnaissance

Avec un beau soleil enfin revenu, nous sommes sept décidés à repérer le tracé que nous allons proposer à nos amis béarnés de Poey De Lescar pour le mois d'Avril prochain. C'est la journée de la femme, et la seule féminine présente arbore un nouveau vélo pour l’occasion. Direction Barbazan et ces côteaux, beaucoup de boue, progression difficile. Joël en bon tacticien repère des passages où il pourra attaquer par surprise. Le parcours, que je ne détaillerai pas aujourd'hui pour éviter l'espionnage venant du 64, nous emmène en gros vers le lac de l'Arret Darré. Mon inquiétude aujourd'hui est de surveiller le nouveau vélo de marque "Antarés": pour la petite histoire, Antares est le nom d'une fusée américaine chargée de ravitailler la station spatiale ISS et qui avait pété au décollage...

                           SM

Publié le 06/04/2015 @ 23:32  Prévisualiser  Imprimer l'article

Le casque et la plume ( suite 18) février 2015 - par VTT Evasion

Dimanche 8 Février

Les sources de l'Oussette

Le "peloton" (quatre vélos) s'élance dans le froid sec de ce dimanche matin, nous avons choisi la plaine, direction Aureilhan, côteaux d'Orleix. Arrivés au pied de Dours, nous nous offrons la fantaisie malgré la neige encore présente, de faire la montée du terrain de foot : impossible de ne pas poser pied à terre, mais un bon exercice pour nous réchauffer, dans la descente nous prenons à gauche pour retourner sur nos pas au pied de Dours. Nous reprenons l’itinéraire qui était prévu, à savoir la traversée du grand bois qui longe la route Tarbes-Rabastens. Sous les branches enneigées c'est plutôt joli et on arrive très vite sur la zone inondée qui coupe le chemin été comme hiver, après vérification sur la carte IGN 1745 O il s'agit d'une résurgence qui alimente le petit ruisseau l'Oussette, dans le sillage de Michel Dupuy nous traversons la difficulté les pieds secs, sans descendre de vélo. Cap sur Sarniguet, après le franchissement du pont sur l'Adour, un petit panneau en bois nous indique "les sentiers de l'Adour" c'est un sympathique itinéraire qui musarde le long du fleuve  pour nous emmener par Aurensan et Bazet jusqu’au lac et enfin le caminadour.

                     SM

Dimanche 22 février

Les affaires reprennent

Par cette matinée ensoleillée, un groupe de sept personnes se présente pour une balade vers Adé. Un groupe pas du tout homogène puisque l'on trouve deux trans-jurassiens gonflés aux globules rouge, un fêtard à peine descendu du car de Bayonne avec dans la tête le refrain de la "pena baiona" qui revient en boucle dans des effluves d'izarra, enfin une sportive en reprise d'activité et trois têtus qui ne renoncent ( presque ) jamais.

Michel a choisi un parcours sans trop de difficulté vu l'état des pistes : grimpée sur Hibarette en empruntant assez souvent la route goudronnée puis traversée de Bénac où on constate que même transfusé au sang de renne on n'évite pas les crevaisons et les coups de pompe avec embouts déficients.

La balade se poursuit vers Lanne et Louey retour par le bas du polygone de Juillan,Odos et Laloubère.

Enfin une bonne remise à niveau pour tous après une trêve imposée par la saison.

SM

Publié le 06/04/2015 @ 23:30  Prévisualiser  Imprimer l'article

Le casque et la plume (suite 17) janvier 2015 - par VTT Evasion

Dimanche 3 Janvier

Le "plat" du jour

En cette première sortie de l'année, Michel nous propose une  remise en forme en ne faisant que du plat. Dans ce cas là, il faut partir le long de l'Adour jusqu’à Dours. A dix participants nous traversons la plaine de Bazet. Sur un chemin bien inondé, Danielle s'offre le premier "plat" de l'année en eau froide, à l'unanimité des filles présentes, le responsable c'est Mario qui aurait fait une erreur de pilotage. Au bout d'une centaine de mètres la coalition féminine éjecte le présumé coupable hors de la piste.

Nous traversons Gayan et musardons jusqu'à Siarrouy en longeant des prairies encadrées de canaux d'irrigation biens approvisionnés en eaux. Par respect, nous nous arrêtons pour laisser passer trois vaches qui rentrent à l'étable, devant notre peloton bariolé et bruyant elles prennent peur et s'enfuient dans les champs au grand dam du propriétaire, en repartant nous arrachons une dizaine de mètres de clôture qui s'était prise dans nos roues, mieux vaut ne pas revenir dans le secteur d'ici quelques jours.

Pendant le retour, on s'aperçoit qu'une longue sortie de plat éprouve les organismes et n'offre finalement aucun moment de répit, mais c'était une bonne remise en condition en prévision des nombreuses sorties que je souhaite à tous les vététistes pour cette année naissante.

                                   SM

Dimanche 11 janvier

CHARLIE

Il fallait être courageux ce matin pour enfourcher son vélo et braver la pluie. Certains sont restés sous la couette, d'autres sont allés à la messe, beaucoup sont allés marcher... Tous étaient heureux et c'est cela l'essentiel puisque nous sommes libres :

Libres de bouffer ses pneus sur des chemins impossibles. Libres de casser sa mine de crayon sur un manque d'inspiration. Me reviennent ces vers de Paul Eluard que j'ai eu bien du mal à apprendre à l'école communale :

« Sur les sentiers éveillés

sur les routes déployées

sur les places qui débordent

j'écris ton nom »

LIBERTE

                            SM

 

Dimanche 18 Janvier

 

Un peu de culture

 

Histoire de donner le ton, les neuf cyclistes sont accueillis par les bonnes vannes de Mario, le garçon est en forme il alimentera la bonne humeur tout au long du parcours. Un parcours innovant préparé par Michel qui nous emmène vers Orleix par des voies classiques, puis par la côte goudronnée mais barrée par des troncs d'arbres nous atteignons Oléac Debat et sa tour de guet, nommée aussi tour de Chappe du nom de l'inventeur du télégraphe aérien ou télégraphe visuel par sémaphore.

Grâce à cette installation, en 1814 le Maréchal Soult a été avisé de l'avance de l'armée anglaise et de ses alliés venant de Rabastens et a pu freiner leur progression en installant ses forces sur les hauteurs d'Oléac.

En progressant sur les crêtes nous atteignons Castera Lou, de l'occitan Lo Casteriar : Lo ayant été inversé lors de la retranscription en français par des cartographes " parisiens ", au point sommital du village nous passons au pied d'une motte féodale qui n'était autre qu'un monticule de terre sur lequel était érigé une tour en bois destinée à la surveillance des environs .

Est-ce le poids de la culture ou la sévérité des montées ? toujours est-il qu'une de nos accompagnatrice à connu les milles difficultés pour rentrer à la maison nous lui souhaitons un bon rétablissement, dimanche prochain c'est promis on ne parlera que de galette .

 

                                    SM

Dimanche 25 Janvier

 

     Jour de fête

 

Ce n'est qu'en arrivant chez moi dans l'après-midi que j'ai compris que cette journée m'avait été offerte par mes petits copains du VTT. J'ai un peu honte en pensant que certains se sont obligés à braver le froid pour m'accompagner, que d'autres n'ont pas hésité à faire des chutes dans l'herbe gelée pour alimenter sans effort ma chronique hebdomadaire. La virée était sympa, l'apéro offert par la dernière adhérente, la visite de notre président, le repas qui  a suivi avec tous les ingrédients qui vont avec, tout cela pour me remercier des comptes rendus d'après sorties. Je remercie tous les amis dont les noms figurent sur la préface du livre. Quand le temps sera à la pluie, quand le moral ne sera pas au beau fixe, alors je dévorerai ce livre et il y aura un coin de ciel bleu.

 

                           SM

Publié le 06/04/2015 @ 23:12  Prévisualiser  Imprimer l'article

097 Encantats Nord - par Cauchy

ENCANTATS NORD

 

Cette randonnée du mois d’août, il faut que je vous la relate :

Quatorze vaillants compères dans le nord des Encantats

S’en vont découvrir le cirque de Colomers et ses lacs.

Au refuge le soir, loin du feu, le menu nous épate :

Une belle truite saumonée qui nos papilles flatte

Nous surprend tout autant que Blanca, animal à quatre pattes

Dans ces lieux où il n’y a pas une chatte.

 

Demain, il parait que la météo se gâte

Que nenni, dame nature n’est pas ingrate

Et offre à nos regards inquiets toutes les couleurs de l’agate.

 

Port de Caldès, Crestada, là, certains se rabattent

Au bord du lac des Monges tandis que d’autres matent

Le sommet du Montardo qui les appâte.

Joël, spécialiste de la faune sauvage repère sur les névés moites

Des isards, et aussitôt nous mettons l’image en boîte.

L’après-midi, la troupe à nouveau rassemblée constate

Avec effroi, qu’à l’appel il manque une candidate !

C’est près du refuge de Restanca atteint en hâte

Que nous retrouvons Fanfan allongée sur une natte !

Blanca, la chienne, est aussi près de l’entrée, elle squatte

Une Quechua, sa niche pour la nuit, en cas de chagate.

Un bruyant hélicoptère nous salue tandis qu’on s’hydrate

Avant le repas, sur la terrasse du refuge, tous en savates.

 

Demain, il parait que le temps se gâte

Que nenni, dame nature n’est pas ingrate

Et comble nos espoirs en dissipant la ouate.

 

Le troisième jour, la partie devient plus délicate

La pente se fait raide, entre neige et blocs de silicates

Vers le col sans nom nous jouons les acrobates.

Nous atteignons le col, fatigués, comblés, béats

Devant nos yeux émerveillés un somptueux panorama  éclate

Quel point de vue ! Ô magnificat !

Des heures durant on y écouterait une sonate.

Là-bas dans le lointain, on distingue le refuge, une casemate.

La descente est abrupte, un tantinet casse-patte

Vers les rivages verdoyants de l’Estany de Dalt.

Jean Pierre, Pascale et Fanfan s’ébattent

Dans l’eau attirante et fraiche qui miroite.

Soudain, aïe, aïe, aïe, Fanfan porte des stigmates

Allergie ou piqure, des pustules écarlates

Envahissent sa cuisse, elle s’inquiète et se gratte

Le baume apaisant au permanganate

Permet aux bons mots de fuser : à l’audimat

« Hier perdue, aujourd’hui en cloque » fera date !

Le refuge de Ventosa se profile, à notre droite

Déjà allongée, Blanca y repose  ses pattes.

Après l’apéro très gras, et un solide repas derrière la cravate

La chorale improvisée qui a la patate

Entonne un répertoire montagnard en guise de cantate.

Saluée ardemment par un randonneur venu des Carpates.

 

Demain, il parait que le temps se gâte

Que nenni, dame nature n’est pas ingrate

Et ravi nos cœurs car le soleil obstinément éclate.

 

Quatrième jour, le port de Colomers, dernière ligne droite

Est le parfait décor pour la photo du groupe enthousiaste

Un ultime regard vers la Punta Alta avant de dévaler vers d’autres lacs

Et de rejoindre les yeux pleins de souvenirs, nos pénates.

 

MCA 2014

 

Les filles : les Françoise G, L, & T ; les Michelle C & L, Pascale L, Régine A.

Les garçons : Guy H, les Jacques M & T, Jean Pierre E, Joël A, les Michel D & G.

 

 

Publié le 08/01/2015 @ 11:01  Prévisualiser  Imprimer l'article
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