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Billets du 09/06/2019

Séjour dans l'Aveyron - par Semeac Evasion marche

Séjour dans l'Aveyron

En cette première semaine de juin 2019, 27 marcheuses et marcheurs se rendirent  à Espalion, dans le beau département de l’Aveyron, pour trois jours.  Arrivés vers 13 heures au centre de vacances « Aux portes de l’Aubrac », à bord de quatre véhicules  dont deux  « Trafic », et deux camping-cars et après un pique-nique dans le parc verdoyant arboré et fleuri, ils s’élancèrent  sous un soleil radieux, sur un premier parcours de 8 km, d’un dénivelé de 300 m environ. S’offraient à eux de très belles vues et  des tapis de fleurs sauvages.  

Au retour, après avoir pris possession des logements et s’être délassés avec une bonne douche, un apéritif fut servi  dans le parc, par les gentils organisateurs, très prévenants, comme d’habitude.

Vint ensuite un dîner roboratif servi à l’extérieur, dans la joie et la bonne humeur, avant une balade pour les plus courageux ou les plus intéressés, à la découverte de la ville d’Espalion.

La pluie et un vent fort étaient annoncés pour le lendemain et chacun se coucha avec un peu d’inquiétude. Etait prévu un parcours de 18 km, sur une portion du chemin de St Jacques de Compostelle (dans le sens inverse), entre La chapelle des pauvres au village d’Aubrac jusqu’au village de Nasbinals et au-delà. Dés le départ, soufflait un vent très fort mais Monsieur Météo, dans sa mansuétude, épargna la petite troupe de la pluie. Là encore, le paysage était un régal pour les yeux, entre les larges espaces verdoyants à perte de vue, les champs de narcisses blancs, toutes sortes de fleurs sauvages, les murets en pierre sèche, les troupeaux de vaches, et les nombreux pèlerins croisés sur le chemin…

Poussés, ralentis ou chahutés par Eole, le groupe arriva affamé au beau village de Nasbinals où attendaient les chauffeurs. Chacun put se restaurer d’un bon pique-nique fourni par le centre, dans le village, au bord d’un petit ruisseau chantant. Puis le parcours se prolongea sur un peu plus de 3 km, vers une cascade, malheureusement inatteignable à cause du danger et du vent qui se renforçait de plus en plus. Il fut donc décidé de ne pas aller plus loin que les 12 km parcourus et d’aller visiter le village d’Estaing et son château, un des plus beaux de France. La pluie arriva finalement pour le retour au centre où après un autre apéritif à l’abri, l’aligot-saucisse réconforta tout le monde.

Enfin, le dernier jour, le soleil, un peu faiblard, étant réapparu, et après avoir rendu les clés, le groupe se dirigea pour une visite vers un lieu magique et spectaculaire à quelques kilomètres d’Espalion : le canyon de Bozouls.  Puis, le retour vers Séméac se fit l’après-midi, après un autre pique-nique fourni par le centre.

Merci aux gentils organisateurs et chauffeurs qui ne ménagèrent pas leur peine pour faire de ce séjour, un excellent souvenir.

Clara

Publié le 09/06/2019 @ 17:25  Prévisualiser  Imprimer l'article

Aux portes de l'Aubrac - par Semeac Evasion marche

Par ce beau matin du 4 juin, nous transhumâmes. Ah, je vous arrête ! « Voilà, allez-vous vous récrier, ces vieux machos ne changeront pas ! De là à dire qu’ils pensent – si fort que nous les entendons – qu’ils nous ont conduites dans le Haut Aveyron et l’Aubrac dans des bétaillères, il n’y a qu’un pas !». Et non, vous faites fausse route car « transhumer » qui vient de l’espagnol « trashumar » (de l’espagnol « tras », « au-delà » en français et du latin « humar » qui veut dire « humus, terre ») signifie aussi bien « aller paître en montagne » que « mener paître », si l’on en croit le grand linguiste Alain Rey. Donc, par extension et non péjorativement nous sommes partis voir le pays où les quadrupèdes cornus avaient transhumé quelques dix jours auparavant.

Nous ne fondîmes pas sur notre lieu de séjour comme des touristes pressés. N’allez pas croire non plus que l’âge des conducteurs ait ralenti la vigueur de leur pied droit. Non, cette équipe sait être sage et efficace, épicurienne et hédoniste – et n’attend pas les compliments, charité bien ordonnée… !. Donc, nous nous arrêtâmes à Naucelle, bien connue pour ses « tripoux » dont certains gourmands firent provision.

Espalion n’était pas loin et le village de vacances opportunément nommé « La porte des monts d’Aubrac » nous ouvrit les siennes cinquante minutes après la pause « naucelloise ». Il était temps de recharger les batteries avant d’attaquer le « vallon de Combefouillouse » au nord/nord-est de l’ancienne sous-préfecture de l’Aveyron (cette fonction lui a été retirée en 1926, voilà presque un siècle). Une dizaine d’ânes gris, au regard sympathique et …compatissant (ils avaient, choisi, eux, au-dessus de leurs têtes, l’ombre de quelques arbres et, à leur pied, la fraîcheur d’un ruisseau) nous saluèrent. Oh, ce ne fut ni sentier malaisé, ni un chemin de croix, bien que l’ascension se terminât une heure plus tard près d’un calvaire – et ce ne fut pas le seul rencontré !. Derrière les toits de lauzes du plaisant petit village d’Aleyrac (en un seul mot, à moins que ce lieu ait connu l’occupation maure et en ce cas il serait la contraction de Al Eyrac comme Al Aric, mais interrogée, notre historienne toulousaine n’a pu nous éclairer), derrière les toits de lauzes et dans la perspective des ruelles, apparaissaient la vallée du Lot et Espalion, dominé aujourd’hui, protégé hier par le château de Calmont.

D’ailleurs, les adeptes de « l’Université du Temps libre », les curieux d’histoire aux jarrets encore vigoureux accomplirent une vespérale visite de la cité, tandis que d’autres jouaient une nouvelle version, celle-là mixte, de la pagnolesque « partie de cartes ». Ils frissonnèrent, imaginant les eaux du Lot en furie atteignant au-delà d’un étage des habitations le bordant mais ne faisant pas vaciller une seule pierre en grès rose du moyenâgeux pont vieux. Ils se représentèrent les tanneurs travaillant les peaux sur les pierres ( les « gandouliers ») en saillies au bas des maisons bordant la rivière. Certains messieurs se rêvèrent en messires dictant doctement la loi au palais de justice, superbe bâtisse en bordure du Lot. Certaines dames revisitèrent avec effroi ce qu’aurait pu être leur vie au couvent des ursulines détruit à la fin des années soixante et dont il ne subsiste que la porte monumentale. Le petit-fils imaginait son grand-père cheminot à la gare ferroviaire fermée aux voyageurs dans l’entre-deux guerres Sur le chemin du retour, ils longèrent de « feux belles demeures » du temps de la prospérité de la ville.

Nous vérifiions, dès le lendemain matin, la pertinence de la qualification « Porte des monts de l’Aubrac », lorsque, après avoir traversé Saint Côme d’Olt, dont le clocher de l’église présente la caractéristique singulière et rare d’être « tors » ou flammé (en chapeau de sorcière), nous nous élevâmes, sinon spirituellement, du moins physiquement, atteignant au départ de cette randonnée l’altitude de 1313 mètres (si l’on en croit la borne kilométrique), en ce lieu-dit « Aubrac » où fut construite, en des temps anciens, une aumônerie qui servait également de refuge pour les pèlerins de saint Jacques de Compostelle dans cette région rude aux femmes et aux hommes, où rôdaient les loups.

De loups, il n’en fut pas question mais, bien que la saison fût avancée et le soleil présent, un fort vent de nord-ouest nous rappela la nature continentale du climat. Evidemment, la géographie de ces hautes terres aux lointains infinis, recouvertes en cette période d’un magnifique tapis blanc de narcisses (toute ressemblance avec les personnes foulant ces chemins serait impossible) est le terrain favori des jeux d’Eole. Bien abrités et couverts, nos intrépides marcheuses (à ce point du récit, je prends conscience– éphémèrement, car les académiciens doivent avoir raison puisqu’il ont une très longue et vieille expérience -  de l’inanité de la grammaire française qui donne encore la primauté au masculin, alors que l’équipe est composée aux 3/4 de femmes) et minoritaires et courageux marcheurs s’engagèrent, à contre-sens sur le chemin de saint Jacques, distribuant, sans se lasser, un nombre incalculable de « bonjours » aux cheminots-pèlerins « jacquiens ». L’histoire ne dit pas s’ils saluèrent avec le même empressement les magnifiques ruminants aux cornes acérées ou si, prudemment, ils tirèrent quelques bords sans les héler. Ils atteignirent Nasbinals vers midi où les attendaient leurs chauffeurs, dont une chauffeuse, de retour de la renommée Laguiole (prononcer Layole) pour ses superbes et tranchants couteaux, son restaurant gastronomique (économisez de nombreux mois !), son domaine skiable (fond et raquettes essentiellement). Après un casse-croûte bienvenu, insuffisamment rassasiés de marche, la troupe au complet (moins les dévoués chauffeurs) se lança, dans l’ivresse éolienne, dans les derniers trois kilomètres de prairies bordées de murets multiséculaires.

Être hébergés à quelques kilomètres d’un des plus beaux villages de France et ne pas s’y rendre eût été une faute de goût, que nous ne commîmes pas. Nous visitâmes donc Estaing au bord du Lot, dont le nom nous est familier, nous les Hauts-Pyrénéens pour ce village et son lac nichés auprès de sommets prestigieux. Nous flânâmes dans les ruelles proprettes et pavées, descendant ici un escalier menant à une jolie petite rivière confluent plus bas avec son grand frère, franchissant là de vieux ponts ornés des blasons des seigneurs médiévaux, admirant le château qui domine la vallée (propriété depuis 2005 de la famille Giscard qui acquis par décret dans les années vingt le patronyme complémentaire « d’Estaing »).

La pluie arriva, il était temps de rentrer. De rentrer et de se restaurer – après un apéro facultativement obligatoire – avec un excellent et roboratif « aligot – saucisse » partagé convivialement à une exception près d’une farouchement rétive à ce plat, qui se contenta d’une purée.

« Vous devriez aller voir Bozouls » nous conseillèrent des amis itinérants, ceux que l’on désigne par ce franglais abominable de «camping-caristes». A l’instar de Brel, nous avons vu Bozouls. Impressionnante beauté de ce site géologique où une circonférence de 400 mètres de falaises dominent 100 mètres plus bas le lit creusé, des millénaires durant, par le « Dourdou ». Nous ne nous contentâmes pas de voir Bozouls, nous le parcourûmes de haut en bas et inversement, nous en fîmes le tour – preuve que malgré les jambes et les rotules marquées par deux jours d’effort, la splendeur vous transporte – « lève-toi et marche » en quelque sorte !.

Nous avons laissé les « Aubrac » paître paisiblement jusqu’à l’automne l’herbe verte de cet immense massif. Nous sommes rentrés vers des paysages plus familiers, plus abrupts, ceux de nos Pyrénées emportant la sérénité et la quiétude transmise par cette nature qui vous ramène à votre condition humaine faite, en tout cas pour nous, d’humilité et d’empathie.

Tarbes le 8 juin 2019

Lou Bessou

Publié le 09/06/2019 @ 17:10  Prévisualiser  Imprimer l'article
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