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Comptes rendus - Archives

Archives 07/2019

Vagabondage en altitude - par Séméac Evasion Montagne

VAGABONDAGE EN ALTITUDE

 

     A l’Hospice de France ce lundi 22 juillet, déjà un peu de monde circule  sur les parkings. Devant nous se dessine le décor de la rando de notre journée. C’est une puissante muraille coiffée d’une crête qui parait inaccessible tant elle est haute et redressée. Elle ferme comme un verrou un vaste vallon large et encore très verdoyant.  Un sentier large et de faible pente va pourtant nous monter jusque là-haut, sentier admirablement tracé et aménagé par des générations d’anciens. Combien de contrebandiers, de maquisards, d’évadés, d’émigrés, de bergers et maintenant de touristes et de montagnards l’ont emprunté ? Il n’est qu’à lire l’usure de certaines pierres aux passages délicats.

     Dès le départ, comme au tour de France, les gros marcheurs s’échappent et les derniers, de leurs pas de sénateur, écrivent leurs randonnées en  solitaire. Pourquoi se presser devant un si joli décor? C’est la grande excuse des trainards ou des philosophes. Ce sentier, à coups de zigs et de zags réguliers, un peu monotones franchit cette muraille si rébarbative vue de l’Hospice. Et tout le monde arrive au refuge de Venasque fait de constructions disparates, pas très jolies, un peu comme une injure faite à la beauté des lacs, les booms du port qui lui servent de parure. Une merveille qui fait cliqueter les obturateurs. Mais là n’est pas le but de la journée. Sur la gauche, encore invisible, se cache le port de Venasque environ 200 mètres plus haut. Malgré les jambes un peu lourdes pour certains, la troupe entame la montée vers ce port mythique. Plus nous prenons de l’altitude, plus la beauté des booms se dévoile. On dirait des perles incrustées dans la rocaille ocre du sol. Le bleu intense des eaux rappelle la splendeur des saphirs.

       Un dernier effort, un dernier coup de rein et  nous franchissons la curieuse échancrure du port, comme si le coup de sabre d’un géant avait rompu l’arête frontalière pour permettre le passage entre deux pays. Ce que nous découvrons paie, oh combien, les efforts accomplis pour se hisser jusque-là. Toute la chaine de la Maladeta et même au-delà s’étale devant nos yeux. C’est une collection inouïe de sommets de 3000m et plus avec, cerise sur le gâteau,  l’Aneto et ce qui reste de son glacier, point culminant des Pyrénées à 3404 m. C’est une merveilleuse surprise pour ceux qui découvrent le spectacle, le même bonheur pour ceux qui sont déjà venus là. Quelques pas et nous passons en Espagne manger nos provisions sous une chaleur torride que nous oublions devant ce si beau panorama. Nous retournons en France rejoindre nos lacs et, sur leurs rives, nous octroyer une pause, un bain et une succion  de doigts de pieds par des vairons voraces.

    Une longue, longue descente nous ramène à l’Hospice de France où nos gosiers desséchés  apprécient fort  les boissons fraiches d’une jolie serveuse oubliant parfois les commandes passées. Quelques bourricots adorables viennent nous tenir compagnie.

   Les participants : Michelle et Christian C, Martine B ; Martine G, Cathy, JP, Miche D,  Clément et Gérard

GH

Publié le 25/07/2019 @ 11:17  Prévisualiser  Imprimer l'article

VTT - dimanche 14 juillet 2019 - par Semeac Evasion VTT

14 Juillet 2019


Jour de récup ?

Le coach Philippe réunit ses troupes, pour dit-il une sortie de reprise. Nous sommes 6 à prendre la direction d'Orleix, très vite la pédalée aérienne du coach nous parait suspecte et nous constatons qu'il à oublié son sac sur le lieux du départ, ce sera pour lui un aller-retour dans l'urgence pour récupérer son lest. Le passage par le chemin "Anérot" même sur terrain sec nous tire les premières gouttes de sueur et nous attaquons en suivant le plateau d'Orleix. Une pointe de difficulté est ajoutée en une piste herbeuse et pentue  pour atteindre le terrain de foot de Dours. Le regroupement en haut de la côte de Soréac provoque une sudation importante. Pour éviter de descendre à Louit le coach insiste pour nous faire découvrir une piste "à la Philippe" faite de courtes montées sèches dans un sentier étroit. Les hautes herbes peuvent cacher des trous, elles peuvent aussi amortir les chutes de qui y met la roue, ce fut mon cas. Cette sortie de reprise n'avait rien d'une simple promenade sous une chaleur étouffante, le gué de la reinette était sec, nos gosiers aussi, seulement étanchés aux portes de Séméac par les bons soins du coach.

                            SM


 https://www.openrunner.com/r/10234557

Publié le 15/07/2019 @ 21:21  Prévisualiser  Imprimer l'article

Une chevauchée cévenole - par Semeac Evasion -Montagne

UNE CHEVAUCHEE CEVENOLE

    Ce lundi 8 juillet, c’est donc treize cavaliers qui piquent des étriers pour une longue chevauchée  vers les Cévennes, le pays de la bête du Gévaudan. Pas de fringants purs sangs pour montures mais de fidèles et confortable chevaux-vapeurs. En randonneurs aguerris, ils ont envoyé en éclaireurs quatre des leurs au col de FINIELS avec, pour mission, de renseigner la troupe sur la météo, la température et le stockage de quelques boissons fraîches. Sylvie, Amélie, Pierre et Jean Pierre sont ces éclaireurs, Mimi, Sylvie 2, Pascale, Fanfan, Thérèse, Yvette, Christian, Michel et Gérard (c’est moi) formons le reste de la troupe.

    Pris dans les embouteillages toulousains, nous ne pourrons pas honorer notre rendez-vous au col de FINIELS pour la collation de midi, c’est donc en cours de route que nous faisons une halte pour nous restaurer, sans soucis pour nos montures modernes qui broutent leur énergie dans leurs réservoirs. Encore beaucoup de kilomètres et nous retrouvons nos éclaireurs.

    Enfin réunis, nous partons à l’assaut du mont FINIELS, point culminant des monts LOZERE. C’est une modeste taupinière, à peine plus haute que notre PAYOLLE pyrénéen. Après une heure de montée et 250 m de dénivelé, nous foulons ce sommet, immense, désertique, un peu surprenant. Si, dans nos Pyrénées, nous avons parfois des difficultés à poser nos fessiers sur la pointe d’un sommet, ce n’est pas le cas ici. Espace infini et vue panoramique immenses.

    Une courte descente, et nos chevaux-vapeurs nous amènent au camping du VAL DES CEVENNES. Routine habituelle : apéro monstre,  bon repas et dodo, bon pour les uns, léger pour les autres. Quelques gouttes tombent, juste ce qu’il faut pour plaquer au sol la poussière des allées.

    Mardi 9 juillet, la journée débute par un copieux petit déjeuner. Ah qu’elles sont agréables ces collations matinales avec pain frais, croissants et confitures souvent faites à la maison. Aujourd’hui, nos chevaux vapeur exigent leur pitance et c’est avec du SP 95, 98 ou gas-oil que nous apaisons leur faim avant de partir vagabonder dans FLORAC charmante petite bourgade avec ses ruelles, son château, son point de vue et son départ du sentier des 4000 marches que nous prendrons demain, sans oublier bien entendu ses magasins. En fin de matinée et par la route, nous rendons visite au Mont Aigoual, importante station météo nationale. Arbres rabougris et torturés, herbe rase, tout ici marque la présence de vents violents et il n’est qu’à regarder l’orientation des branches des arbres  pour savoir d’où ils viennent. Curieusement aujourd’hui, c’est une brise légère qui rafraichit les ardeurs du soleil.  Dans la robuste bâtisse abritant les services météo, un éminent spécialiste nous explique les mystères des prévisions météo. Pur hasard, ce mardi, l’écran radar nous montre que nos amis tarbais affrontent des déluges d’eau. Puis nous descendons sur le village de Valleraugue où nous attendent de confortables bungalows. Journée plutôt cool. Alors ces dames peu fatiguées libèrent leur trop plein d’énergie  sur le campement des  pauvres hommes plutôt paisibles.

    Mercredi10 juillet. C’est pour aujourd’hui la grande chevauchée, la montée au mont Aigoual mais en laissant cette fois-ci nos chevaux à l’écurie. C’est une montée de 1200 m qui nous attend. Motivation est le maitre mot de la journée. Facile pour les plus rapides, moins pour les plus lents. Dès le départ, nous comprenons vite ce qui nous attend. Ceux qui ont tracé le sentier n’étaient pas des fainéants. Bien caché dans des châtaigneraies sombres ou  dans des paysages plus dénudés mais toujours sauvages, il nous hisse au sommet de l’Aigoual en un peu plus de trois heures pour les uns, quatre heures pour les derniers. Ce n’est pas mal. Nous y retrouvons Yvette et Amélie qui sont montées avec les chevaux-vapeur. Connaissant déjà le lieu, nous ne restons pas longtemps au sommet. Mimi fatiguée et moi pour mon grand âge, profitons des chevaux et de la route pour opérer une descente cool avec Yvette. Amélie, se sentant des fourmis dans les jambes, se joint au reste du groupe pour descendre à pied. Bravo pour son courage.  Les bungalows  de Valleraugue nous abriterons pour une seconde nuit. Les femmes, un peu plus fatiguées que la veille resteront calmes.

   Jeudi 11 juillet Après une si rude journée, les jambes sont lourdes mais la chevauchée n’est pas terminée. Le beau programme établi par Mimi, consacre  notre journée à la visite du cirque de NAVACELLES. Sous un soleil de plomb, nous partons donc pour le belvédère de BLANDAS. Quelques pas et nous voilà sur les crêtes de cet immense cratère naturel. La vue est impressionnante. Tout au fond, quelques maisons, c’est NAVACELLES à qui nous allons rendre visite. D’abord par un bout de route goudronnée, puis par un sentier raide et caillouteux, nous descendons dans le trou. Curieuse randonnée qui débute par une descente de 300 m. Ce que nous descendons allègrement et avec entrain ce matin, nous devrons le remonter ce soir.

         Nous arrivons vite au village. C’est un endroit merveilleux : une rivière : la VIS et son pont antique, de l’ombre, de la verdure et un grand silence, le paradis après cette marche sous un soleil toujours aussi ardent. Nous poursuivons notre  marche  par un sentier tantôt  ombragé, tantôt sur des roches brulantes, qui suit les berges de la VIS jusqu’aux moulins en ruine de LA FOUX. Les roues tournaient autrefois grâce aux eaux d’une curieuse résurgence de la VIS. Le débit abondant de la rivière apporte une fraicheur que nous savourons un long moment.

   Et vint le moment redouté : la remontée vers BLANDAS. D’abord un sentier en plein soleil puis quelques kilomètres sur un goudron surchauffé, nous ramènent au belvédère de BLANDAS . Quelques faiblesses apparaissent en cours de route. Heureusement Michel, de son pas de vaillant hussard, remonte au parking retrouver son destrier et galope au secours des défaillants. Autant dire que la bière fut appréciée ce soir là.

    De retour au camp situé ce soir-là à ALZON, nous fêtons joyeusement les anniversaires de Pascale et de Jean-Pierre.

    Vendredi 11 juillet  C’est la fin de cette belle chevauchée. Chacun repart de son coté, des images et des souvenirs plein la tête. Un peu de tristesse peut-être, pas trop car nous savons que nous allons bientôt nous retrouver dans nos Pyrénées.

   Merci Michelle pour la bonne organisation de cette semaine.

     G H

Publié le 15/07/2019 @ 20:05  Prévisualiser  Imprimer l'article

Estaubé n'est pas une gloriette - par Semeac Evasion marche

Discrètement posé entre sa majesté « le cirque de Gavarnie » et le sauvage « cirque de Troumouse » il a la modestie des cadets, l’effacement des puînés. Et pourtant, il mérite qu’on le courre et le parcoure, le cirque d’Estaubé.

C’est ce qu’entreprirent quinze marcheuses et marcheurs – certaines paressant dans les bras de Morphée - par une matinée de ce début juillet qui augurait d’une journée ensoleillée. Oh, n’allez pas imaginer que ces randonneuses et randonneurs allaient marcher sur les traces des Russel, Audoubert, de Bellefon. Ils n’en avaient ni l’intention, ni les capacités. Simplement, ils prirent les chemins buissonniers, quittant le Val d’Adour et les côteaux pour un amical rendez-vous avec leurs Pyrénées aux sommets encore nimbés d’une légère écharpe nébuleuse, celles qu’ils voient souvent au cours de leurs marches, plus bas, quand la saison est moins propice. Avouez que c’est tentant, comme une sorte de supplice de Tantale, de voir le Pic et ses frères, les hauts plateaux et les vallons. Il fallait bien, sinon les tutoyer, du moins s’en approcher.

Avec le lac des Gloriettes, nous sommes dans une des sources de vie qui alimentent toute une région en eau pour ces différents usages, dont l’électricité – pensons un instant à ce qu’il a fallu d’ingéniosité et de travail pour construire, au cours de la première moitié du siècle dernier, ces barrages, véritables ouvrages d’art.

Passé le lac, nous entrâmes dans le vallon d’Estaubé et longeâmes le gave éponyme sur un bon sentier, dont quelques affleurements rocheux provoquèrent deux involontaires cascades sans gravité. La pente était soutenable, acceptable pour des marcheurs inaccoutumés à la haute montagne.

Imaginons ce qu’un tel décor eût pu donner sur la palette d’un impressionniste accompagnant la chanson du « Dormeur du val ».Bien enchâssé entre les hautes parois abruptes, le vallon est recouvert d’une étendue d’herbe verte, rehaussée par le bleu des iris latifolia formant par endroit un superbe tapis ; plus discrets, la joubarbe à toile d’araignée ou l'orpin des rochers se nichent dans quelques anfractuosités ; de-ci-delà quelques œillets à delta apportent leur touche délicate à ce camaïeu qui sera complété dans quelques jours lorsque le chardon revêtira sa couleur estivale bleu acier ; le vert de l’eau claire du gave tempère la minéralité de la roche nacrée et polie par le temps.

Les troupeaux de brebis et de vaches animent le tableau.  Les ovins obéissent à la patte et aux aboiements des borders-collies. Les belles dames aux magnifiques robes brunes pour certaines, blanches pour d’autres, sous un air indifférent demeurent vigilantes (surtout les mères dont l’une d’entre elles n’a pas encore rompu le cordon avec son jeune veau) lors des passages de ces étranges bipèdes qui n’ont rien des bergers sinon les bâtons.

 A notre droite, le chemin monte vers la hourquette d’Allanz, point de passage et vue imprenable sur le cirque de Gavarnie et invitation, pour les plus courageux à gravir les pentes du Piméné, un peu plus loin les deux frères Astazou (le petit et le grand) clôturent la partie orientale dudit cirque, le sévère couloir de Tuquerouye permet d’accéder à force de jarret au lac glacé et au Mont Perdu (Monte Perdido en territoire espagnol, 3365 mètres) – un rêve, juste un inaccessible rêve pour les modestes marcheurs que nous sommes ! Au fond, les murailles du cirque, desquelles coule la cascade d’Ailhet, calment toute velléité de franchissement.

Cette journée nous mit des idées en tête, nos jambes, quoique lasses, sont prêtes à repartir pour ces randonnées en altitude, toute raison et sagesse gardées. Convaincus, à l’instar d’Albert Camus, que « la lutte pour les sommets suffit à remplir un cœur d’homme ».

Tarbes le 11 juillet 2019

Bernard, le chroniqueur

Avec la participation de Marie-Anne la botaniste

Et l’œil acéré des correctrices-corrigeuses, Claude et Simone

Publié le 13/07/2019 @ 07:01  Prévisualiser  Imprimer l'article

VTT - dimanche 30 juin 2019 - par Semeac Evasion VTT

Dimanche 30 juin 2019

Ouïe-oueilloux

A‌près une journée difficile la veille à Cauterets et ses alentours (pont d'Espagne et camp basque) ajouté à une soirée festive (grillades d'été) les 6 participants présents optaient pour une sortie de récupération...Histoire de savoir où en sont les jambes, dès le bois de Labarthe, nous attaquons la montée franche pour atteindre le chemin des crêtes, le test n'est vraiment pas concluant. A Piétat nous descendons par le chemin de Montignac jusqu'à Angos. Toujours en légère déclivité sans s'éloigner de l'autoroute on arrive aisément sous le viaduc de l'Arret-Darré en remontant le cours de la rivière on atteint le moulin du même nom. Sans changer de direction on bute sur la côte d'Oueilloux, pas loin de 3 km de pentes sévères et le soleil qui nous chauffe le casque et les épaules. L'acide lactique durablement installé dans nos muscles nous cherchons en vain et sans y croire, aux alentours de Hitte, un chemin qui nous mènerait à Orignac. En haut de la côte de Montgaillard, devant l'état général des troupes nous décidons de rentrer par la route des crêtes mais ce qui aurait pu être un retour paisible est pollué par des attaques sournoises de quelques uns (unes) même le néo responsable des sorties, grand plateau, petit pignon assassine tout le monde dans les ultimes rampes. Pour réconcilier tout le monde, passant près de chez lui à Sarrouilles, Michel P invite les belligérants à un sympathique apéro bien venu et reconstituant.


                                 SM 

Publié le 01/07/2019 @ 10:46  Prévisualiser  Imprimer l'article
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