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Comptes rendus - Montagne

Montagne

calanques de marseille a cassis 2012  -  par Huberdeau

               CALANQUES.

 

 

Un jour, la Terre en eut assez de fleureter.

Elle s’arrêta tout net devant ces flots bleutés.

La Mer qui régnait là l’étreignit de ses eaux,

De ses vagues, mordit ses flancs, lécha sa peau.

Elle mordit si fort que des rides profondes

Marquèrent à jamais son sein de vagabonde.

Elle creusa ses reins de criques par milliers,

Lui offrit des îles en guise de collier.

Elle baigna ses chairs, viola son corps de pierre,

Puis couvrit son ventre d’un habit de lumière.

Devant tant d’agréments, la divine nature,

La poudra de grands pins qui firent sa parure,

Et qu’EOLE, jaloux, s’empressa d’agiter,

Ombrageux qu’il était de sa grande beauté.

Puis, jugeant que son vent ne fut bonne manière,

Zéphyr il se fit et, d’une brise légère,

Pour quérir son pardon, en dot lui apporta

Une gerbe d’oiseaux que la belle adopta.

Séduisante elle fut, et mendia pour son teint,

Une moire vieil or qui, du soleil, lui vint.

D’être ainsi adulée la rendit amoureuse

De ces flots tout puissants comblant son âme heureuse.

C’était le grand miroir où elle s’admirait,

Les doux bras vigoureux qui toujours l’enserraient.

Elle adora ces lieux où la douceur ne manque,

Y déposa son ancre, on l’appela CALANQUES.

Un vieux marin un soir m’avait conté l’histoire.

Ne serait-elle vraie qu’il est bon de l’accroire.

Il est un rivage, de MARSEILLE à CASSIS,

Où sommeille toujours l’amante de jadis.

Si tes pas te mènent sur ces pentes altières,

Laisse-toi imprégner du charme de ces pierres.

Jouis des délices des gorges de PORT-MIOU,

Ou cueille les trésors de la baie de SORMIOU.

Toujours dans les grands pins, chants du vent entendras,

Dans le grand bleu du ciel, l’oiseau te guidera.

Si un peu de ton cœur s’accroche à ces splendeurs,

Ton exil loin d’elles ne sera que laideur.

Dans le lointain pays où tu séjourneras,

L’an où tu les quittas toujours tu maudiras.

Un vieux marin, un jour, m’avait conté l’histoire.

Ne serait-elle vraie que je voudrais y croire.

Elle m’a dit qu’il est bon de parcourir le monde,

Mais qu’il nous faut aussi bâtir vie plus profonde.

Tout comme CALANQUES, construisons pour toujours,

Notre havre de vie et gardons-y l’amour.

 

                                                                            H G   octobre 1996..

 

 

Publié le 11/09/2012 @ 20:29  
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