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Du lundi 28 au mercredi 30 Mai : trois jours dans le Haut-Hérault pour les marcheurs

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Comptes rendus - Montagne

Montagne

Un Week End à Iraty  -  par Semeac Evasion

                                                   

               UN     WEEK-END    A     IRATY

 

         17, 18 et 19 janvier  sont les dates retenues pour la traditionnelle sortie hivernale de la saison 2013/2014. Jean Pierre a déniché un joli et agréable chalet delta bâti au milieu d’un coteau dominant la station d’Iraty, au cœur du pays basque.

          Une sortie hivernale suppose raquettes, soleil et surtout neige. Pour les raquettes, aucun problème ne se pose, il suffit de ne pas les oublier et de les  loger dans les coffres, mais lorsque le ciel, le coquin,  oublie d’amener soleil et neige et qu’il remplace le tout par un ouragan, la fête pourrait tourner court.  Il n’en fut rien. Ce fut trois journées parfaites pour les uns,  seulement deux pour les autres, où efforts, gaité et bonne bouffe se mêlèrent pour le plus grand plaisir de tous.

         Donc, ce vendredi 17 vers 8h,  Esmy, Thérèse, Amélie, Michelle, Fanfan, Jacques et Jean Pierre  quittent le parking de Séméac en direction de Larrau, puis Iraty. Pascale et Régine, travaillant pour assurer la retraite des autres participants,  puis Guy, Michèle H et Gérard n’arriveront que le soir vers 20 h 30.  Merci le GPS embarqué car la route de nuit avec du mauvais temps dans ce secteur n’est pas évidente.

        Les participants du premier groupe arrivent dans la matinée et entreprennent une courte promenade afin d’attendre 15 heures, heure de prise de possession du chalet. Un vent féroce les accompagne et le repas de midi, à l’abri de deux affûts de chasseurs est vite avalé. Encore une petite balade sur les hauteurs voisines et arrive enfin la mise en place dans le chalet qui s’avère plus que confortable. Au chaud et à l’aide de quelques boissons alcoolisées ou non, ils attendent patiemment le reste de la troupe. Vers 20h30, les phares de deux voitures se dessinent sur la rampe d’accès du chalet. Encore quelques minutes et le groupe est au complet.

         Après l’apéro traditionnel du vendredi, la table s’enrichit de deux services à raclette et d’une imposante quantité de nourriture préparée par Amélie et JP. Non moins imposante est la quantité de boissons à consommer. Peu importe, les voitures restent au parking. La cheminée bourrée de grosses bûches de hêtre délivre une douce chaleur et l’ambiance grimpe d’un échelon comme le niveau sonore des conversations. Certaines mauvaises langues  vont jusqu’à dire que l’on se croirait au club un vendredi soir. Même s’il est tard lorsque se termine le repas, le jeu de cartes sort de son étui et commence alors une belote acharnée où les femmes ne semblent pas dompter la victoire. Qu’importe le résultat, il faut songer à demain même si l’heure du réveil n’est pas imposée par le chef. Après une dernière grosse bûche dans la cheminée, chacun grimpe dans son dortoir ou sa chambre individuelle, (eh oui, il y a des favorisés) et le concerto pour ronflements peut démarrer sans contraintes dans toute sa virtuosité. Grognements, sifflements, apnées se succèdent et n’ont pour concurrent que le souffle d’un vent si violent qu’il secoue  parfois les cloisons du chalet.

    Samedi matin, les choses sérieuses débutent. Première surprise, la neige, absente hier soir, a fait son apparition. Une fine couche recouvre le sol  et la couleur des voitures est d’un joli blanc uniforme. Le vent n’a pas diminué d’intensité et la journée s’annonce délicate et incertaine. Il en faut davantage pour décourager le groupe et,  après discussion avec ceux qui connaissent déjà un peu le secteur, il est décidé de marcher dans le fond du vallon pour échapper à ce vent démentiel.  Un joli petit parcours est programmé et c’est vers 9h30 que le départ est donné avec, en prévision, un retour vers midi pour manger  les provisions de route. Compte tenu de l’expérience des marcheurs d’hier, ce serait folie de prévoir un arrêt casse-croûte dans la nature. Chaudement équipée, la troupe se met en route, laissant Michèle H seule, désespérée de ne pas pouvoir se mêler au groupe pour défier la fureur des éléments. Elle ne fera qu’un petit parcours jusqu’en bas de la station. Ce sera quand même pour elle un merveilleux bonheur de pouvoir marcher dans la neige fraîche. Chacun trouve son plaisir dans la mesure de ses moyens.

        Débarrassée du vent,  la marche sur de bons sentiers est un enchantement jusqu’à un petit lac desséché, dans une hêtraie magnifique même sans son feuillage. Le retour passe par les cols Iratzabaleta et Bagargiak. A ce dernier col, se dévoile au loin la plaine ensoleillée alors qu’ici tout reste désespérément gris.  Balade assez courte pour retrouver le chalet vers 12H30 pour un nouveau pique nique à table. Un responsable de la station a fait savoir que la sagesse serait de descendre les voitures sur le parking avant les chutes de neige annoncées. Après cette  sage opération, le groupe  repart vaillamment sur la piste enneigée utilisable pour conquérir le beau pic d’Orhy (inaccessible aujourd’hui) afin de passer l’après midi hors des murs du chalet. Le vent redouble d’intensité, la  neige tombe en petits flocons serrés, les yeux ne peuvent même plus s’ouvrir pour regarder un paysage qui n’existe plus, noyé dans le brouillard. La balade ne devient plus drôle. Tandis que les plus courageux poursuivent leur marche en avant, Jacques, Régine et Gérard larguent lâchement leurs camarades et s’en retournent sagement  vers la douceur du chalet. Le soir venu, la route étant encore dégagée et praticable, les voitures amènent les vaillants marcheurs jusqu’au restaurant du col Bagargiak où un bon repas les attend. Garbure, grillades à la plancha, frites, salade et fromage constituent un  menu réparateur des modestes fatigues de la journée. Au retour, une nouvelle belote acharnée prolonge la soirée où la gente féminine subit une cuisante défaite.  

       Dimanche matin, réveil pas trop tardif.  Curieusement et heureusement, le vent, sûrement épuisé par sa violence, a perdu sa force durant la nuit. Le programme prévoit l’ascension du pic des Escaliers, grosse bosse à peine enneigée, bien visible depuis le chalet. Ce matin là, se découvre un bien curieux mystère. Les bâtons de Pascale ont disparu, ou plutôt ont été échangés. Tout le monde possède ses  propres bâtons et jurent très fort que se sont  les leurs, sauf Pascale, bien consciente que ce ne sont pas les siens et qu’elle hérite d’un matériel plutôt dégradé. Y aurait-il eu des visiteurs nocturnes ? Le mystère restera entier jusqu’au retour.

       Du parking, le groupe s’engage sur le sentier passant par le col  Iratzabaleta, sous un soleil timide mais quand même bien présent, puis, par une longue montée en diagonale, parvient à un large col nommé sur la carte Lepo Chipia. Pendant la montée, des sommets prestigieux se laissent enfin découvrir à l’horizon : Orhy, Anie, Ourlène et bien d’autres. Une dernière montée et voilà le sommet du pic des Escaliers à 1472 m d’altitude avec, pour récompense, un vaste panorama à 360°. Bayonne même se devine au loin. Le retour passe par la croupe sud large et facile, puis par le col Iratzabaleta, le col Bagargiak et la route jusqu’au chalet. Et là, vient l’explication du mystère de ce matin. Un membre du groupe (taisons son nom) se rend compte subitement qu’il ne marche pas avec ses bâtons mais bien avec ceux de Pascale. Il ne se souvenait plus qu’il avait changé de matériel il y a quelques années. Ne pouvant accuser décemment de larcin l’ami concerné, chacun mit cette étourderie sur l’ivresse des cimes qui s’empare parfois des montagnards, même les plus aguerris.

          Le séjour s’achève par un grand nettoyage du site. Chacun y mettant tout le reste de ses forces, le coup de balai dure bien peu de temps. Gérard et Michèle, compte tenu de leur grand âge héritent d’une dérogation et vont une dernière fois marcher dans la neige. Route dégagée et sèche, le retour se passe sans problème, sauf pour la recherche d’un bar ouvert. Il est plus facile de dénicher une bonne pelouse confortable en montagne que de rencontrer un bistrot dans la vallée pour le pot des adieux. Oloron, merci d’avoir laissé ouvert un bar accueillant un dimanche après midi.

          Voilà, la fête est terminée. Merci à ceux qui ont organisé ce séjour, à ceux qui ont œuvré pour les repas, à ceux qui ont créé et orienté la marche et à ceux qui ont souffert pour former un groupe homogène. Les  parcours des sorties sont dessinés sur les croquis   joints à ce compte rendu. 

                                                 Le narrateur de service G H

  

Publié le 04/02/2014 @ 18:46  
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