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Comptes rendus - Montagne

Montagne

Courtaou du Teilhet  -  par Huberdeau

                                        LE  TEILHET

 

 

 

       Jeudi 30 janvier, j’attends sur le parking de Salles Adour, il pleut et il fait froid. Qu’est ce que je fais là ? C’est jour de sortie des Montagnoles et j’ai rendez-vous à 9 heures. Ils ne viendront pas, ils ne sont pas suffisamment fous pour maintenir la sortie. Le marchand de poulets a allumé son gril. Je vais le voir. Intéressant cet homme, surtout pour  la douce chaleur de son installation. Le dos bien au chaud, le nez dans les pommes à 1, 5 euros le kg et les pâtés soi-disant faits maison, j’attends. Les voitures filent vers Bagnères ou s’arrêtent devant le boulanger. J’attends le coup de téléphone qui va me libérer et me faire retrouver mon poêle. Tiens, deux phares ralentissent, deux clignotants, deux voitures quittent la route et s’arrêtent sur le parking, essuie-glaces en survitesse. Ce sont eux, ils ont osé. Au-revoir monsieur le cuiseur de poulets, merci pour votre accueil « chaleureux ». Ils sont venus, ils sont tous là : Michelle C, Michel D,  JP, Evelyne, Françoise G, prêts à m’embarquer pour une balade galère. Route de Bagnères, droit devant, au rythme saccadé des essuies glaces. JP baisse un peu le chauffage pour qu’on s’habitue à ce qui nous attend. Le petit parking de Campan accueille nos véhicules. Michelle, surtout ne te gare pas là, un agriculteur en colère confond facilement une voiture et une meule de foin. Une Dacia dans le fenil, ça ferait désordre.

       Trop court le voyage, nous nous extirpons de la douce torpeur de la voiture. Les auvents des coffres arrêtent quelques flocons mêlés de pluie. Bonne surprise, le temps n’est pas si exécrable que je ne le pensais. De toute façon, rien ne les arrêtera mes camarades. C’est parti pour la journée. Michelle, tu es drôle avec ton parapluie plutôt fantaisie. Vue de l’arrière, je te verrais mieux dans la FOCH qu’ici. Ce n’est plus un sentier qui nous guide, c’est le fond d’un torrent asséché, rude et rocailleux. Les cailloux ne suffisaient pas, la neige au sol arrive en renfort. Ca dérape un peu. Il fait chaud et humide, je transpire beaucoup. Derrière la colonne, je garde mon pas tranquille, je sais qu’ils vont s’arrêter dans peu de temps pour enlever une couche assez rapidement.

          10 heures, l’éclaircie prévue par Evelyne arrive, portée par un rayon de soleil. Cette fois-ci on retrousserait presque les manches des chemises. C’est beau la montagne au soleil. Patatras, c’est reparti, repelures sur le dos. Evelyne, trop courte ton accalmie. Je bâche à nouveau, il faut bien bâcher les ruines. Une demoiselle nous double, elle marche bien et s’intéresse peu à nous. Une solitaire comme moi. Des silhouettes se dessinent au-dessus, sur le sentier, enfin des silhouettes si on veut, plutôt des arbustes là depuis pas mal de temps. Nos vues se troublent parfois. La forêt sommitale apparait, puis le sommet. Il fait beau et chaud incroyable. Très loin là bas, la plaine tarbaise se dore au soleil.

       Vite, allons à la petite cabane blottie un peu plus bas. Serait-elle déjà occupée ? Deux de nos femmes jurent que la cheminée fume. Nous avons beau regarder, pas de volutes bleues sur le toit. Les yeux se troublent parfois quand la lumière devient trop éblouissante.

           La magie s’opère. Une cabane « vide », quelques bancs, un peu de soleil, trois gouttes de Ricard et tout devient merveilleux. Repas plutôt banal mais quelle salle à manger !!! Dans sa bonté, la montagne se dévêt en déchirant ses voiles de brumes. Hailla, Blanque, Arbizon sont les murs de notre restaurant. Et j’aurais manqué çà !!!!!!!  Regardez là-bas, une silhouette sur un sentier dans la vallée. Encore une silhouette qui ne bouge guère. Décidemment !!! Tiens la jeune femme de ce matin arrive et discute un peu avec nous. Même les solitaires aiment parfois les rencontres brèves. Elle repart vite, protégeant sa solitude. Sa trace, nous la suivons pour redescendre dans la vallée en faisant une boucle sous de magnifiques buis enneigés.

       Maryse n’est plus là mais demeure encore son accueillant café. La nouvelle tenancière, aussi british que sympathique, nous sert bières thés café et crêpes entre deux leçons d’anglais à la table voisine.

       Voilà, c’est terminé. Montagnoles qui n’êtes pas venus aujourd’hui, vous avez manqué une belle journée. Mais il est vrai que, pour quitter la couette ce matin, il fallait être un peu fou.

                                                                                                          G  H

 

Publié le 15/03/2014 @ 21:26  
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