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100 Serpolet en boucle - par
Huberdeau
LE SERPOLET
Depuis longtemps, je souhaitais gravir le Serpolet en traversée du virage du Garret à La Mongie. Ignorant la possibilité et les difficultés du parcours côté La Mongie, je désirais partir seul en reconnaissance. Mais les murs ont parfois des oreilles et, ce dimanche 26 donc, malgré l’heure tardive du coucher due à l’assemblée générale de la veille, nous nous retrouvons à trois à La Mongie, Michelle, JP et moi-même. ‘’ Parcours découverte pouvant être délicat ‘’ disait le mail d’invitation sur internet. Peut-être est-ce là la raison du peu de participation à la sortie. Nous partons pour la grande Aventure avec un A majuscule. Nous montons d’abord sur la prairie qui fait suite au parking. Départ lent qui nous amène sur….. un sentier balisé en jaune et que nous suivons durant un long moment puisqu’il se dirige dans la bonne direction. Là, j’ôte le A majuscule de l’aventure car le sentier est vraiment débonnaire. L’aventure s’est aseptisée. Mais ce coquin file sans trop monter, ce qui nous oblige à quitter son confort pour attaquer une grimpette un peu raide dans un vallon herbeux. Celui-ci nous amène sur la crête du Serpolet, juste au-dessus de la cheminée d’équilibre. Vue magnifique sur la plaine baignée d’un soleil radieux Sur La Mongie, le spectacle est moins joli. Que c’est moche une station de ski l’été. Heureusement, le pic de Midi nous offre son éternelle pyramide qu’on voit de partout. Encore un effort et nous foulons le sommet du Serpolet. Personne, la vilaine et pourtant utile antenne n’attire pas de monde aujourd’hui. Il est tôt et nous n’allons pas en rester là. Première conclusion : aucune difficulté pour descendre du Serpolet sur la station. C’est une idée de sortie pour le club, peut-être aussi pour les Montagnols : Garret La Mongie.
Devant nous se dresse le pic Barrassé, planté avec le Pène Blanque au dessus d’un cirque sauvage. Allons voir chez Zavatta dit Michelle. Nous redescendons légèrement vers un petit col et remontons sans fatigue jusqu’à ce cirque impressionnant par la raideur de ses flancs et la grandeur de ses éboulis. Nous décidons de manger là. Et comme d’habitude, c’est un maigre et banal repas mais dans une somptueuse salle à manger qui nous fait oublier la pauvreté du menu. Un couple descend du Barrassé, lentement et précautionneusement mais il descend bien. Un homme, une femme, ils viennent nous dire bonjour et nous disent que le Barrassé est faisable par ici. Promis, nous allons y promener nos chaussures mais pas aujourd’hui, il est trop tard. Après que ‘’Radio Sentier ‘’ ait soulé ce couple de ses explications, nous devons quitter ces lieux.
C’est au petit col que nous vient l’idée autant ‘’ saugre que grenue’’ de prendre une autre voie de descente pour rejoindre le parking. Une petite sente minuscule s’offre à nous. Allons-y. Le début est idéal, sans aucune difficulté, mais ensuite, cela se gâte. Des passages délicats viennent perturber notre descente pépère. Pente très raide, sentier écroulé, ravins profonds qui plongent jusqu’à La Mongie sans gare intermédiaire, sol en petits graviers sans résistance, pas de prises ni de mains, ni de pieds, la totale quoi. Pardon Michelle. Mais, coincée entre JP et moi, elle passe, souveraine. Là, je rajoute le grand ’’A’’ à notre aventure. Après quelques frayeurs, c’est la délivrance, la raide prairie terminale nous semble ‘’ à vache’’. La conclusion s’impose vite : pas question de venir ici avec le club. Au bas de la descente, bien marquée sur un tuyau en béton, une indication et une flèche : Serpolet. La reconnaissance ne s’imposait pas. Néanmoins, nous avons passé une bonne journée et découvert la voie pour atteindre le Barrassé par ce versant. Nous y retournerons avant les premières neiges.
G H
Le Casque et la Plume en Béarn (suite n° 11) - par
Evasion VTT
Samedi 24 mai
Béarn-Bigorre
Aujourd'hui rendez vous chez nos amis de Poey de Lescar qui nous reçoivent chaleureusement au club de foot du lieu.
Composé de huit éléments mixtes près retraités ou retraités notre équipe est astucieusement encadrée par douze lascars jeunes et vigoureux,le départ est convivial les chemins propices à notre sport .
Dès les premières montées,nous gardons nos "Michel " en réserve. Jacques dévoile ses capacités dans cet exercice,il est repéré par nos adversaires et comme par hasard nous le trouvons allongé dans l'obscurité d'un chemin creux,une écorchure sur le front,les deux seuls témoins de la chute sont béarnais....?
Jacques se console en marquant des points pour notre challenge " la gamelle d'or "qui récompense l'auteur des chutes les plus spectaculaires ( il avait déjà montré ses ambitions lors de sorties précédentes )
A l'occasion de quelques montées sévères,nous lâchons de temps en temps nos "Michel" histoire de montrer que nous ne sommes pas
des perdreaux de la semaine dernière.
Alors que dans le retour , nous progressons sur des crêtes majestueuses,Françoise nous réserve une chute spectaculaire,atterrissage dans vingt centimètres d'eau. Elle jure à " genoux" qu'elle ne l'a pas fait volontairement : en agissant ainsi elle a quand même pris des points à un éventuel concurrent de Jacques ,son mari.
La randonnée se termine par une très belle descente qui nous ramène à notre point de départ.
Après la douche,apéro et repas avantageux.Nous prenons rendez-vous avec nos adversaires du jour pour une revanche sur nos terres.
Nos adversaires qui sont aussi nos amis,ne portons nous pas le même béret ?
SM
Le Casque la Plume et le Jazz Mai 2014 (suite 10) - par
Evasion VTT
samedi 17 mai 2014
Jazz in Marciac
Pour notre raid annuel (125 kms) nous sommes huit garçons et deux filles :
Il manque trois candidats, Gene et Flo pour raisons de santé et Michel P qui a préféré au dernier moment faire du vélo avec des copains ...
Nous partons pourtant en vélo vers Marciac, la capitale du jazz européen. Le temps est au beau, les Saints de glace sont derrière nous, comme le chantait si bien le grand Louis Armstong "when the saints go marching in". Le circuit semble facile, par Orleix , Lescurry et Lacassagne nous atteignons Rabastens en une heure, puis ce sont les larges plaines du Val d'Adour vers Barbachen où le vent de Nord Est nous fait jouer faux et brise un peu notre élan, à partir de Maubourguet nous empruntons le chemin de St Jacques de Compostelle qui passe par la côte de la guinguette la bien nommée puisqu'elle nous conduit à l'heure de l'apéro exactement sur le lieux de ravitaillement à Auriébat.
Nous sommes impressionnés par l'accueil et l'efficacité de Josette, Evelyne,Yvette,Jacqueline et Gene , tout sourire et disponibles , volontaires pour s'occuper de l'intendance du groupe.
Après un solide repas nous traversons l'Arros et nous nous trouvons dans le Gers. Le bonheur est dans le pré, mais de courte durée car nous sommes au pied de la cote dite " Chemin du pélerin " on en avale sa trompette et on monte à pied.
Des hauteurs de St Justin, Marciac s'étale à nos pieds : belle bourgade gasconne avec sa place carrée entourée d'arceaux , architecture classique du pays. On pourrait se croire arrivés, mais non , les organisateurs ont prévu de faire un tour par le château de Monlezun, je frémis en pensant fouler les terres de mes possibles ancêtres.
A travers de magnifiques collines ondoyantes nous arrivons en vue de ce qu'il faut bien appeler des ruines, sous les quolibets, les armoiries m'en tombent.
Mais dans le regard de mes compagnons masculins si railleurs je peux lire une pointe de jalousie devant ces pans de murs de forme phallique fièrement érigés dans le ciel, l'honneur est sauf.
Nous atteignons notre lieu d'accueil vers seize heures trente. Le concept Pierre et Vacances nous propose des logements de style Nouvelle Orleans disposés sur les berges du lac. L'intendance féminine nous sert l'apéritif sur la pelouse ensoleillée au bord de l'eau puis c'est le repas au restaurant au décors très jazzi, bonne humeur et bon vin . Claude Nougaro avait raison " Jazz et java ça doit pouvoir se faire " .
Dimanche 18 mai
Après une bonne nuit réparatrice et un vrai petit déjeuner tout le monde est prêt à neuf heures trente pour le retour.
Nos fidèles accompagnatrices sont interpellées par un bellâtre qui se dit sosie de James Dean, il leur propose de tourner une scénette avec lui. En plein festival de Cannes nos starlettes ne se laissent pas abuser et constatent assez vite qu'en fait de sosie il n'avait que le chapeau.
Nos cuisses étant aussi dures que les joues de Dizzi Guillepsy quand il s'époumonait dans son instrument notre leader nous fait habilement contourner le "chemin du pélerin ".
Dans un bon orchestre il y a toujours des accordeurs d'instruments ou des facteurs d'orgue pour s'assurer du bon état du matériel pendant le spectacle. Ce n'était pas le cas pour nous puisque deux vélos donnent des signes d'inquiétude, nous franchissons pourtant les hauteurs de Monfaucon sans incident majeur. A Rabastens la cuisine roulante est opérationnelle , à l'ombre, nappes blanches et glaçons . La fin du parcours se fera à une allure raisonnable.
C'est déjà l'heure de la séparation et là, c'est le blues.
SM
Le Casque et la Plume (suite 9) - par
Evasion VTT
Dimanche 11 mai 2014
Le jour d’après
Samedi 10 mai, les nombreux cyclos d’Evasion ont pu profiter de l’ensoleillement généreux de l’après- midi sur les circuits proposés par la rando d’Odos ou pour les irréductibles du GR2 sur un autre circuit.
Le lendemain matin, le ciel est bas, il pleut, le vent d’ouest souffle fort et il fait frais …
SM (Sa Majesté, sacrée dimanche 4 mai dans la forêt de Mourle non loin du chemin du Bon Roy Henri, a préféré rester auprès de sa Reine) absent, m’oblige à un premier effort …prévoir le compte rendu de la sortie du jour. Car deux indécrottables vététistes me rejoignent au départ !!!
Le circuit est simple : pédaler pendant 55 kms et faire face : d’abord au vent pleine poire vers le Bois du Commandeur, puis monter la Côte jaune, puis continuer vers le Pouey Mayou sous la pluie et le vent de côté, atteindre l’extrémité Sud du Bois d’Ossun et, par une longue descente atteindre Toulicou et enfin rejoindre la Plaine… recouverts d’une onctueuse couche de boue, rafraichis mais pas trop frais, le retour sous la douche est apprécié. Nous voilà prêts à repartir dès l’après-midi car le soleil brille à nouveau !
Samedi et dimanche prochain, 100 kms nous attendent sur un circuit qui combinera un profil « Paris Roubais » et « le Tour des Flandres ». Il pourra tomber des pierres plates, on est prêts !
mm
Le Casque et la Plume (suite 8) - par
Evasion VTT
4 mai 2014

Henri 4X4
Le leader avait prévenu : cela sera une sortie difficile.
Le départ était fixé à Adé 8 h 30.
Nous étions dix au départ dont deux filles courageuses, immédiatement direction Bartres et son dolmen puis Barlest. Dans la première montée nous suivons le panache blanc des deux Michel qui nous amènent sur le chemin Henri IV.
Nous pénétrons dans la sombre forêt de Mourle où nous perdons la piste royale. Et là, après une très longue descente, nous tombons sur une zone marécageuse infranchissable en carrosse, ce qui nous fait penser que nous nous trouvons sur un itinéraire de délestage que l'on pourrait appeler aujourd'hui "boulevard Henri IV". La Cour est stoppée net devant un pont emporté par les dernières crues de l'hiver. Notre guide donne l'exemple en traversant à pied de l'eau jusqu'au genoux. Certains plus délicats organisent un transbordement hommes et matériel sans se mouiller les pieds. Trois aventuriers essaient de recréer une goelette d'époque customisée version 2014. Ils seront sauvés de peu de la noyade. Peu après, un paysage d'apocalypse se présente à nous, sur quelques hectares, une forêt de sapin est entièrement dévastée : d'après la météo, c'était la tornade Ravaillac qui a sévi cet hiver. Nous retrouvons enfin notre chemin Henri IV à Peyrouse et nous atteignons le lac de Lourdes à travers un paysage magnifique. Il est midi passé nous fonçons sur Adé pour ne pas manger la poule au pot du dimanche trop ramollie...
SM*
*Sa Majesté
Le Casque et la Plume (suite 7) - par
Evasion VTT
Lundi 21 avril
L’effet clochette
Autour de deux mères poules quelques agneaux rassis attendent la sonnerie libératrice pour s’élancer dans les sous- bois enchocolatés. Au programme du jour, le viaduc de l’Arrêt Darré. Pierre A manque l’appel ; il est à la selle, ce matin mais pas sur celle ( !) de son vélo ; Eric et Serge, en partance pour Rome auraient été détournés sur une île caraïbe : c’est pas un vol en chocolat. Au premier son de cloche, à 9 H, le petit groupe part à l’Est. Rien de nouveau : montées descentes, un peu de boue, les arbres qui fleurissent, les montagnes toujours là encore enneigées.
Dans une descente, Michel P décide d’aller chercher des oeufs en chocolat dans un talus. Ce n’était que de l’herbe verte ! après enquête, son cousin Michel D venait de lui offrir une barre chocolatée aux opiacés.
Le retour vers la Plaine est certes bosselé mais nos mollets ne sont pas en sucre et entre les cloches de Pâques et celles du muguet du 1° mai il ne manquait que nos grelots pour achever cette symphonie des clochettes
mm
Jeudi 1er Mai
La fête du travail
Une travailleuse et cinq travailleurs, ce matin au départ du défilé.
Le responsable syndical lève le poing, et nous démarrons en bon ordre.
Direction Montgaillard et les premières difficultés vers les Puyolles:
"Groupons nous et demain"........on recommence dit le délégué.
Arrivés à Loucrup, nous dévalons vers Orincles par un chemin boueux, nous sommes vraiment les
" damnés de la terre" ( surtout lorsqu’elle est collante ) de là nous joignons Bénac . Dans les toboggans entre Hibarette et Odos ,"c'est la lutte finale".
Pour conclure, une bonne randonnée, peut- être pas de classe " Internationale" mais d'un bon cru régional tout de même.
SM
Le Casque et la Plume (suite 6) - par
Evasion
30 mars 2014
Election
Ce dimanche d'élection , nous sommes six hommes sur la liste,loin de la parité souhaitée.
Du fait que nos compagnes féminines ne soient pas là laisse augurer d'une sortie virile et même saignante.
Après vote à l'unanimité nous partons vers Orleix,Sabalos,Lacassagne,l'entrée de Rabastens et plein Est vers le village perché de Mingot.
Dans une descente caillouteuse, Jacques nous présente un bulletin blanc taché de rouge, cuissard déchiré et épaule en marmelade, pour l'éviter Pierre qui le suivait s'adosse à une clôture électrique en fonctionnement, histoire de tester le vote électronique sans doute.
En direction de Sénac, un choix national s'impose : à gauche ou à droite ?
Dans le groupe un pessimiste déclare que les deux directions ont été testées et que l'on va se retrouver dans la même situation.
On choisit d'aller tout droit, en obliquant légèrement...
Nous arrivons difficilement à boucler cette campagne avec liste pleine, maintenant il y en a plein les urnes et personne ne veut repartir pour un deuxième tour.
SM
Dimanche 13 Avril
Treize ,
Par la faute de Joêl qui n'est pas au rendez vous , nous sommes treize ce treizième jour d'Avril.
Cette coincidence reveille chez certains de vielles superstitions et quelques craintes sont émises dans le groupe .
Dans la longue et rude montée entre Bénac et Layrisse , pas de crise cardiaque , pas de défaillance.
Dans la descente difficile qui nous mène à Orincle, pas de chute , pas de crevaison.
Seule grosse inquiétude à l'arrivée à Soues : quatre d'entre nous disparaissent aux yeux de leurs compagnons suite à un long sprint fougeux
le long de la voie ferrée....heureusement , ils réapparaitront dès que la poussière qu'ils avaient soulevée se déposera sur le bas - côté,
plus de peur que de mal . Le chiffre treize est considéré aussi par certains pour un porte bonheur , c'était le cas aujourd'hui
et vers treize heures, toute l'equipe était à l'apéro ou déja à table .
SM
Le Casque et la Plume (suite 5) - par
Evasion VTT
La primavera
En ce premier dimanche ensoleillé de l'année,nous étions neuf à foncer vers le plateau de Ger.
Prenant garde à ne pas écraser les premières fleurs dans les sous bois,respectant la liberté d'un cheuvreuil pas très effrayé
par notre passage,à un momment on a cru voir un petit nuage de poussière jaillir sous les pneus crantés de nos vélos,
pas de doute , le beau temps était bien installé dans notre belle région.
SM
30 mars 2014
Election
Ce dimanche d'élection , nous sommes six hommes sur la liste,loin de la parité souhaitée.
Du fait que nos compagnes féminines ne soient pas là laisse augurer d'une sortie virile et même saignante.
Après vote à l'unanimité nous partons vers Orleix,Sabalos,Lacassagne,l'entrée de Rabastens et plein Est vers le village perché de Mingot.
Dans une descente caillouteuse, Jacques nous présente un bulletin blanc taché de rouge, cuissard déchiré et épaule en marmelade, pour l'éviter Pierre qui le suivait s'adosse à une clôture électrique en fonctionnement, histoire de tester le vote électronique sans doute.
En direction de Sénac, un choix national s'impose : à gauche ou à droite ?
Dans le groupe un pessimiste déclare que les deux directions ont été testées et que l'on va se retrouver dans la même situation.
On choisit d'aller tout droit, en obliquant légèrement...
Nous arrivons difficilement à boucler cette campagne avec liste pleine, maintenant il y en a plein les urnes et personne ne veut repartir pour un deuxième tour.
SM
Le Casque et la Plume (suite 4) - par
Evasion
les grimpeurs !
Ils sont respectés et admirés : ce sont les grimpeurs dans le milieu du vélo.
Dans notre groupe , ce sont les trois Michel.
A croire que c'est un prénom prédestiné , on se rappelle de Miguel Indurain, ou Martinez, de même dans la section vélo de route de Séméac évasion il y a les deux grands Michel qui sont de sacrés adeptes de la déclivité positive.
Les nôtres qui sont parfois accompagnés par Mario, grimpent les côtes sans effort apparents ils arrivent en haut sans souffler, sans transpirer, se retournent pour attendre les attardés et déjà leurs yeux de tueurs se tournent vers la nouvelle difficulté, alors ils se dressent sur les pédales, sans un bruit de dérailleur, à croire qu'ils sont toujours sur le bon braquet , ils disparaissent à nos yeux voilés de sueur (ou de larmes ).
SM
La primavera
En ce premier dimanche ensoleillé de l'année,nous étions neuf à foncer vers le plateau de Ger.
Prenant garde à ne pas écraser les premières fleurs dans les sous bois,respectant la liberté d'un chevreuil pas très effrayé par notre passage, à un momment on a cru voir un petit nuage de poussière jaillir sous les pneus crantés de nos vélos, pas de doute , le beau temps était bien installé dans notre belle région.
SM
Voile et vapeurs - par
Semeac Evasion
Les vapeurs et le voile
Samedi 15 mars, nous sommes 6 du groupe lent au départ, Place de la Mairie. Le circuit est parfait : du plat avec du vent de face, un régal. L’allure des premiers kilomètres est faiblarde et comme le fond de l’air est assez frais il est temps de trouver un rythme plus soutenu mais raisonnable. Trop vite et le petit groupe explosera, trop lent et les vaches massées le long du parcours nous mettrons en boîte : celle de la vache qui rit, bien entendu. Après quelques kilomètres nous trouvons la bonne cadence (entre 40 et 45 km/h) et nous filons à la vitesse de la vapeur de l’autocuiseur. Hélas, une pièce aussi tranchante que métallique sectionne net le pneu de la roue arrière de Michel. Dans sa roue Françoise et Pierre, surpris par l’arrêt brutal du cycliste (allure de 23,5 kms/ à ce moment là) ont heureusement le réflexe du vététiste aguerri face au danger : roulade dans l’herbe tendre pour Françoise, chute évitée par Pierre. Il est temps de faire le point sur la casse, sous l’œil de Christian C : pneu à moitié sectionné pour Michel, roue arrière maladive pour Pierre. La réparation de la crevaison est compliquée par l’enflure. Je parle de celle de la chambre à air qui s’évade du pneu. Je suis sauvé d’un retour pédestre par un jeune cadet de Gascogne, par ailleurs excellent cuisinier, qui opportunément tire de sa musette un vieux bout de lard qu’il positionne habillement entre le pneu avarié et la chambre à air de fraîches noces.
Le retour par le chemin le plus court s’impose et nous faisons demi-tour, 20 kms nous séparent de la capitale des limaces. Pour agrémenter le chemin, nous espérions un numéro de danse du ventre de Françoise : ne revient-t-elle pas d’un stage nord-africain ? Sans doute la présence de Jacques est-t-elle un frein au lâcher attendu ! Il faut bien tenir le guidon, et les gamelles, suffit pour aujourd’hui ! Toutefois, la roue arrière de Pierre se chargera d’apporter un peu de légèreté au moral des troupes en retraite. Sa roue, modèle Shimano SDF, offrait un voile du meilleur goût qui rappelait les délices orientaux : un quart de tour par ci un quart de tour par là. Allure chaloupée au charme attachant. Mais il fallait bien qu’il tienne ce voile évocateur. Avec maîtrise, Pierre dompta la belle pour un retour garanti « a casa ». Pendant ce temps, Michel faisait la danseuse, car le pneu avait été volontairement peu gonflé, et vingt bornes sur les pédales … c’est presque comme le vélo sans sel, un poil moins poivré.
Quand à notre jeune Gascon, il fila en tenu bleue mousquetaire à l’assaut de quelques côtes. Il est vrai qu’il avait rongé son frein depuis de nombreux kilomètres et sa fougue ne demandait qu’à s’exprimer. Aux dernières nouvelles il atteint Bayonne d’un trait, salua Blanco à Aguilera, Lescarboura à Dax, François Moncla à la Croix du Prince et de retour à Tarbes eut encore la force de concocter un plat inédit : un couscous « voile et vapeurs » !!!
Bon appétit et à la prochaine sortie « normale »
mm
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